Pourquoi structurer correctement un projet informatique ?
#1 - Quâest-ce quâun projet informatique ?
Un projet informatique est un projet dont les livrables sont constituĂ©s d'outils (logiciels, applications web ou mobiles, infrastructureâŠ), de mĂ©thodes ou de services informatiques (infogĂ©rances, dĂ©pannageâŠ).
Il sâarticule autour de diffĂ©rents acteurs :
- Les sponsors : Acteur(s) qui dĂ©fend la pertinence et les enjeux dâun projet pour dĂ©bloquer un budget
- La DSI ou le service informatique (en fonction de la taille de la structure) : Responsable de la validation, du paramĂ©trage et de lâintĂ©gration de la solution informatique
- Le(s) chef(s) de projet : Acteur(s) transverse(s) qui traduit les besoins du MĂ©tier vers lâIT et les impĂ©ratifs de lâIT vers le MĂ©tier (tests, spĂ©cifications fonctionnelles etc.)
- Les services mĂ©tiers : Acteurs sollicitĂ©s pour leur expertise mĂ©tier sur un projet car directement impactĂ©s (en tant quâutilisateurs ou administrateurs notamment)
- Les fournisseurs et les experts : Prestataire de service, Ă©diteurs de logiciel, consultantsâŠ
Cet article vous prĂ©sente les risques majeurs dâun projet informatique mal structurĂ© et comment dĂ©tecter les facteurs dâun manque de structuration afin de les solutionner en amont.
#2 - Quels sont les risques dâun projet mal structuré ?
- Le projet est livrĂ© avec des retards importants. Ces retards surviennent quand on omet dâintĂ©grer et de suivre rĂ©guliĂšrement :
- La disponibilité des acteurs du projet (incluant le Métier)
- La revue des ressources (Compétences) et des moyens (Outils) nécessaires au bon déroulé du projet
- Le suivi dâun planning trop ambitieux ou un planning incomplet
- La communication interne
- Le budget initial est dĂ©passĂ© avec des coĂ»ts imprĂ©vus. Les surcoĂ»ts sont liĂ©s Ă des Ă©lĂ©ments qui nâont pas Ă©tĂ© anticipĂ©s :
- La rédaction du cahier des charges comprenant les exigences techniques IT ou Métier
- La cartographie des utilisateurs finaux
- LâadĂ©quation des spĂ©cificitĂ©s fonctionnelles avec lâenvironnement technique existant
- Lâanticipation du planning et des imprĂ©vus
- La solution est peu ou pas utilisĂ©e. Elle peut ne pas convenir aux utilisateurs finaux et donc ne pas ĂȘtre utilisĂ©e, et ce, quand plusieurs actions nâont pas Ă©tĂ© abouties :
- La conduite dâateliers auprĂšs des utilisateurs, auprĂšs des mĂ©tiers impactĂ©s
- La cartographie des utilisateurs finaux et leurs usages
- La validation des fonctionnalités proposées par la solution en accord avec le cahier des charges et les exigences
- La communication interne entre les différentes parties prenantes
- Les tests utilisateurs
- Lâaccompagnement au changement des utilisateurs finaux
- La maintenance coûte plus chÚre que prévue. En fonction du déploiement et de(s) solution(s) choisie(s), la maintenance génÚre des coûts plus élevés que prévus en raison de :
- Manque dâadĂ©quation entre les spĂ©cificitĂ©s fonctionnelles et lâenvironnement technique existant
- Commande de fonctionnalités qui ne figurent pas dans le cahier des charges
- Peu de cadrage des développements spécifiques
- Manque dâanticipation du planning et des imprĂ©vus
- Recettes fonctionnelles et techniques incomplĂštes
- Lâentreprise est dĂ©pendante de ses expertises externes (Ăditeur, Prestataires, Consultants etc.) La manque dâautonomie dans votre relation avec un Ăditeur peut poser des problĂšmes de maĂźtrise des coĂ»ts et des temps pour des interventions mineures. Cette dĂ©pendance est le rĂ©sultat :
- Dâabsence de suivi des actions de lâĂditeur ou dâoutil de reporting central
- Dâun cahier des charges imprĂ©cis quant au planning, aux ressources et aux utilisateurs concernĂ©s
- Dâun besoin qui nâa pas Ă©tĂ© traduit en fonctionnalitĂ©, en actions concrĂštes (le fameux : « Il me faut un site »)
- Dâun manque de rigueur dans les tests et les validations signĂ©es
- Personne nâest disponible : Vos collaborateurs ont dâautres tĂąches Ă rĂ©aliser au quotidien. Un projet informatique mĂȘme sâil est essentiel nâest pas toujours considĂ©rĂ© comme prioritaire. Par manque de sensibilisation et de communication interne, vous risquez de manquer de plusieurs compĂ©tences, au mieux vos dĂ©lais seront fortement retardĂ©s.
#3 - Comment mieux apprĂ©hender les facteurs de risque dâun projet informatique mal structuré ?
Quand le cahier des charges est incomplet
Le cahier des charges doit intégrer à minima les éléments suivants :
- La présentation du besoin et le détail des fonctions attendues
- La liste des exigences métiers et techniques (IT)
- La cartographie des utilisateurs finaux
- Lâanalyse des spĂ©cificitĂ©s fonctionnelles avec lâenvironnement technique existant
Le cahier des charges doit ĂȘtre validĂ© par toutes les parties prenantes avant de lancer les phases de nĂ©gociations commerciales.
Quand le planning est incomplet
Un planning projet est découpé en phase dont voici la liste :
- Définition du besoin fonctionnel et technique
- Cadrage du projet
- Validation de la solution et/ou du prestataire
- Développement
- Tests
- Déploiement
- Conduite du changement
Le planning doit intégrer :
- Le découpage des phases dans le temps
- Les actions par phase
- Les acteurs associés à chaque action et/ou phase (responsable, valideur, consulté, informé) ainsi que leurs disponibilités
- Le temps nécessaire pour réaliser chaque action
- Les livrables pour chaque action et/ou phase
Quand les critĂšres de choix du Prestataire/Ăditeur ne sont pas clairs ou inconnus
Le prestataire et/ou lâĂ©diteur doivent ĂȘtre choisis de maniĂšre objective grĂące Ă ces Ă©lĂ©ments :
- LâadĂ©quation de lâoffre du Prestataire/Ăditeur avec le cahier des charges
- La pertinence des prĂ©conisations et une bonne reformulation du cahier des chargesÂ
- Le coût total du produit et de sa maintenance
- Le coût des expertises éventuelles (atelier, test, audit etc.)
- La réactivité
- La documentation et autres supports dâaccompagnement des utilisateurs
Quand lâanalyse de lâenvironnement technique IT est incomplĂšte
Lâanalyse de lâenvironnement technique intĂšgre :
- La revue de lâexistant
- Un référentiel des moyens et ressources techniques
- La cartographie des flux de données
- La validation de la faisabilitĂ© des spĂ©cificitĂ©s fonctionnelles ou des alternatives si tout nâest pas faisable
- Des spécifications techniques
Quand le plan de communication projet est inexistant
Plus vous communiquerez rĂ©guliĂšrement, mieux vous prĂ©parerez vos utilisateurs Ă lâarrivĂ©e dâune nouvelle solution informatique, et plus vous sensibiliserez aux enjeux dâun tel projet pour mettre toutes vos parties prenantes au mĂȘme niveau dâinformation tels que :
- Les enjeux du projet et ses bénéfices
- Les avancées et blocages
- Les points dâattention et les problĂšmes rĂ©solus
- Les mobilisations requises (ateliers, tests, questionnaires etc.)
- Le plan dâaccompagnement au changement (atelier, formation etc.)
En conclusion
Un projet informatique se structure donc avant son lancement. Si votre projet recense trop de facteurs de risque, il est prĂ©fĂ©rable de le passer en revue afin dâĂ©viter les retards, les surcoĂ»ts, le dĂ©sengagement et les projets abandonnĂ©s
5 bonnes pratiques pour piloter l'écoconception de sa refonte de site
On estime aujourdâhui que Internet consomme Ă lui seul 10 Ă 15% de la production Ă©nergĂ©tique mondiale, Ă peu prĂšs lâĂ©quivalent de 100 rĂ©acteurs nuclĂ©aires. Cette consommation dâĂ©nergie est dâailleurs plus importante du cĂŽtĂ© du Visiteur, que du cĂŽtĂ© des serveurs.
En ce sens, Ă©co-concevoir un site internet en privilĂ©giant les besoins rĂ©els du Client·e et une navigation allĂ©gĂ©e contribue Ă rĂ©duire la consommation dâĂ©nergie quâil-elle gĂ©nĂšre.
Pour ce faire, il est nĂ©cessaire de penser un site dĂšs la dĂ©finition des besoins, de lâarborescence jusquâĂ son dĂ©veloppement.
Voici 5 bonnes pratiques pour y parvenir. Â
#1 - Passer en revue le comportement et les besoins réels des visiteurs
Votre site internet a certainement des pages qui ne sont jamais, voire trĂšs faiblement visitĂ©es. En passant en revue les pages les moins visitĂ©es, on questionne les besoins des Visiteurs, ce qui les retient ou non sur certaines pages. Sâil sâagit de pages importantes pour votre stratĂ©gie dâacquisition, il faudra alors repenser leur contenu et leur ergonomie. Sâil sâagit de pages qui nâont pas de valeur ajoutĂ©e ni pour vos offres ni pour votre visibilitĂ©, on peut alors les combiner ailleurs ou les supprimer.
Que faire ?
- Faire un bilan du trafic et du comportement des visiteurs Page par Page
- Formaliser les objectifs du site et les objectifs de chaque Page
- Définir des Personae de Visiteurs, les mots-clefs, les appétences et les parcours en réalisant des Test sur le site internet
- Rapprocher ces diffĂ©rentes informations afin de dĂ©finir les prioritĂ©s de refonte, ce qui doit ĂȘtre optimisĂ© de ce qui doit ĂȘtre supprimĂ©
#2 - Réduire les allers-retours avec le serveur
Plus lâarborescence de votre site est profonde, avec un certain nombre de pages Ă consulter, plus les actions du visiteur gĂ©nĂšrent des appels vers le serveur. Votre site nâest pas une encyclopĂ©die et votre visiteur nâest pas censĂ© naviguer sur beaucoup de pages avant de passer Ă lâacte dâachat ou de prise de contact.
Que faire ?
- Définir des parcours de navigation en fonction des objectifs des pages nécessaires
- RĂ©duire le nombre de page pour accĂ©der Ă la mĂȘme information
- Simplifier au maximum votre arborescence pour garder lâessentiel
- Intégrer un systÚme de cache des pages principales du site
#3 - Simplifier le parcours utilisateur
Plus le parcours utilisateur est simple, câest-Ă -dire avec le moins dâĂ©tapes et dâinteractions possibles, plus on rĂ©duit le nombre de requĂȘtes Ă soumettre, plus on minimise la consommation Ă©nergĂ©tique du Visiteur. Lâobjectif ici est de rĂ©duire le temps passĂ© par le Visiteur pour rĂ©aliser des actions sur votre site.
Que faire ?
- Opter pour une architecture minimaliste de lâinformation
- Supprimer les fonctionnalitĂ©s inutiles type « Hover » et autres animations qui nâapportent rien Ă la navigation ou la prise dâinformation
- Opter pour un design plus épuré et des contenus plus synthétiques, plus concrets
#4 - Réduire les temps de lecture
Moins on passe de temps sur un site, moins on consomme dâĂ©nergie ; dâautant plus quand la majoritĂ© des Visiteurs ne passent pas plus de 2 Ă 3 minutes sur un site. En allĂ©geant vos textes et vos images, vous rĂ©duisez les temps de chargement mais aussi les temps de navigation, ce qui contribue Ă©galement Ă une meilleure rĂ©tention des Visiteurs.
Que faire ?
- Réduire les textes à rallonge
- Compresser les images
- Adapter les formats des vidĂ©os selon les diffĂ©rents types dâappareils
#5 - Opter pour un CMS plus rapide
Les systĂšmes de gestion de contenu, appelĂ©s CMS, gĂ©nĂšre des appels Ă dâimportantes listes de donnĂ©es que vous nâutilisez pas complĂštement. En optimisant votre CMS, vos contenus sont dĂ©livrĂ©s plus vite et diminue la consommation dâĂ©nergie dans le stockage et la redistribution dâinformations sur votre site.
Que faire ? Â
- PrivilĂ©gier les architectures Flat file qui stockent lâensemble de vos informations sous forme de fichier, sans avoir recours Ă une base de donnĂ©es
- Ce type de CMS est facile à déployer et occupe peu de place de stockage
RGPD et Données RH : Que peut-on faire ? Ne pas faire ? Que devons-nous faire ?
Au sein de lâentreprise, nous avons tendance Ă oublier quâun·e employé·e est un·e internaute comme les autres, principalement parce que plusieurs de leurs donnĂ©es personnelles sont essentielles Ă la gestion de leur carriĂšre :
â leur identité : CNI, Passeport, Carte vitale, PrĂ©nom, Nom, PhotosâŠÂ ;
â leur finance : salaire, RIB, situation fiscale, notes de fraisâŠÂ ;
â leur localisation : adresse personnelle, trajet de leur vĂ©hicule de fonction, dĂ©placements dĂ©frayĂ©sâŠÂ ;
â leurs Ă©changes : messagerie instantanĂ©e, conversation tĂ©lĂ©phonique, e-mailâŠÂ ;
â leurs actions : livrables, temps de travail (pointage), gĂ©olocalisation, rendez-vous (agenda partagĂ©), absences (arrĂȘts, congĂ©s etc.) âŠ
MĂȘme si ces informations sont communes Ă la gestion de lâentreprise, le RGPD rĂ©gule aussi la collecte et le traitement des donnĂ©es sur les employé·e·s, et ce, au mĂȘme titre que tous les citoyen·ne·s europĂ©en·ne·s. Eux aussi peuvent exercer leurs droits de rĂ©clamer transparence, consentement et rĂ©versibilitĂ© du traitement de leurs donnĂ©es professionnelles.
Dans un contexte de transformation digitale, la mise en place dâune politique RGPD claire et transparente, quant Ă la protection des donnĂ©es des employé·e·s, peut renforcer la confiance envers les nouveaux usages numĂ©riques.
Voici les principales actions à passer en revue pour exploiter les données RH de vos salariés tout en respectant le RGPD :
Ce quâon peut faire
Garantir lâenregistrement et la journalisation des actions effectuĂ©es sur les donnĂ©es RH
 Ce quâon ne peut pas faire
- Demander des documents et donnĂ©es sociales des candidats avant la signature de leur contrat dâembauche
- Demander et collecter des informations extraprofessionnelles : famille, opinions politiques, appartenance syndicale, origine ethnique, religionâŠ
- Permettre la collecte des donnĂ©es RH Ă tout dispositif qui nâa pas Ă©tĂ© communiquĂ© aux EmployĂ©s et aux Candidats
 Ce quâon doit faire
- Transmettre, à la demande des candidats et des employés, une copie des données stockées les concernant
- Limiter les outils Ă la collecte et aux traitements des donnĂ©es strictement utiles Ă la gestion administrative du personnel, lâorganisation du travail et lâaction sociale
- Mettre en place des habilitations dâaccĂšs aux donnĂ©es :
- Recruteurs : AccÚs aux données des candidats
- Administration : AccÚs aux données sociales/comptables des employés
- Gestion du personnel : AccÚs à toutes les données des employés
- SupĂ©rieurs hiĂ©rarchiques : AccĂšs strictement limitĂ© Ă lâexercice de leur fonctions (statistiques, Ă©valuations, dĂ©pensesâŠ)
- Délégués du personnel : AccÚs aux données du Registre unique du personnel
- CSE / Syndicat : AccĂšs sur autorisation de lâemployeur avec le consentement des employĂ©s (qui peuvent sâopposer Ă tout moment, Ă toute communication avec ces instances)
- Expliciter aux Candidats le caractĂšre obligatoire ou facultatif des rĂ©ponses Ă fournir lors dâun recrutement, ainsi que les consĂ©quences rĂ©elles et factuelles en cas de non-rĂ©ponse
- Demander aux Candidats lâautorisation de conserver ses donnĂ©es
- Limiter à 2 ans la conservation des données Candidats
- Limiter la conservation des données Employés à 5 ans aprÚs son départ
Ă lire en complĂšment
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(Ré)organiser son équipe lors du passage du télétravail au présentiel
Avec la reprise progressive de lâĂ©conomie, nous sommes tous tentĂ©s dâaccĂ©lĂ©rer des projets au sein de lâentreprise pour « rattraper le retardâ. Afin de ne pas perdre les bonnes rĂ©solutions qui ont pu ĂȘtre prises au cours d'une organisation Ă distance, voici un exemple dâorganisation Ă mettre en place pour accompagner progressivement la reprise sans reproduire les erreurs et les mauvaises pratiques mises en exergue au cours des derniers mois. Le passage du travail Ă distance au travail en prĂ©sentiel est une opportunitĂ© pour faire le bilan et amĂ©liorer son organisation, autant profiter du rythme ralenti de lâĂ©tĂ©âŻ!
Ătape n°1 â Faire un bilan managĂ©rial
Le premier rĂ©flexe actuellement observĂ© est la reprise Ă 100% des projets dâentreprise, et ce, comme si rien nâavait Ă©tĂ© troublĂ© pendant plusieurs mois. Nous nâavons pas tous vĂ©cu le tĂ©lĂ©travail de la mĂȘme maniĂšre, une reprise trop brutale risque de gĂ©nĂ©rer davantage de dĂ©sengagement, de stress et de surcharge de travail.
Prendre le temps de faire le point sur lâĂ©tat managĂ©riale et lâorganisation du travail peut permettre de dĂ©samorcer de potentiels tensions mais aussi de pĂ©renniser les bonnes pratiques qui ont Ă©tĂ© expĂ©rimentĂ©es et validĂ©es lors d'une organisation Ă distance, et ce, en mettant en place les actions suivantesâŻ:
- RĂ©aliser un point individuel sur lâĂ©tat de santĂ© (physique et mentale) et de lâĂ©tat de motivation de chaque collaborateur ;
- Envoyer un sondage anonyme pour identifier par service :
- les retours positifs et nĂ©gatifs vĂ©cus en tĂ©lĂ©travailâŻ;
- les bonnes et mauvaises habitudes de travailâŻ;
- les points positifs et nĂ©gatifs sur les outils utilisĂ©sâŻ;
- les compĂ©tences nouvelles qui ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©esâŻ;
- des recommandations pour mieux faire.
- Analyser et centraliser les rĂ©sultats du sondage afin dâen dĂ©gager un plan dâaction voire un plan dâaccompagnement Ă communiquer puis Ă mettre en place selon les services.
Ătape n°2 â Revoir la priorisation des projets
Bien que lâĂ©conomie se relance, votre Ă©cosystĂšme sâen est-elle sortie indemneâŻ? Les investissements engagĂ©s avant la crise sont-ils toujours pertinentsâŻ? Vos clients sont-ils prĂȘts Ă consommer de la mĂȘme maniĂšreâŻ? Vos fournisseurs ont-ils Ă©tĂ© impactĂ©sâŻ? Vos projets dâentreprises sont-ils toujours cohĂ©rents avec un contexte de criseâŻ? Avec le mĂȘme ROIâŻ?
Le bilan managérial du confinement terminé, la seconde étape consiste à revoir les projets en cours et à venir pour :
- Valider la cohĂ©rence et la pertinence des projetsâŻ;
- Réduire les dépenses inutiles ;
- Réévaluer le ROI et les niveaux de prioritĂ©s compte-tenu du contexte de repriseâŻ;
- (Re)Mettre en place des bonnes pratiques de gestion de projets ;
- Ăvaluer les manques et les besoins.
Les actions suivantes permettent de faciliter la prise de décision :
- Identifier lâĂ©tat dâavancement de chaque projetâŻ;
- Analyser les actions Ă venir, en cours et en phase dâĂ©tude pour Ă©valuer les coĂ»ts associĂ©s (en ressources, en temps et en budget) ;
- Identifier les moyens et les ressources humaines disponibles à distance, en présentiel ;
- Identifier les ROI et les impacts ;
- Valider les niveaux de priorité vis-à -vis des données préalablement récoltées ;
- Revoir le planning et étudier sa faisabilité selon les moyens et les ressources humaines disponibles ;
- DĂ©finir ou redĂ©finir une organisation tirĂ©e de lâĂ©tape n°1, selon les planning, les moyens et les ressources identifiĂ©s plus tĂŽt.
Ces Ă©tapes ont pour objectifs de renforcer la maĂźtrise des projets et la confiance des collaborateurs suite Ă une pĂ©riode trouble. La reprise est la pĂ©riode propice pour revoir et amĂ©liorer les modes dâorganisation tout en maintenant la relance opĂ©rationnelle de lâentreprise. Cette accalmie remet au centre les besoins essentiels de lâentreprise.
Comment mettre en place une organisation collaborative du télétravail ?
Notre organisation de travail est une organisation Ă lâĂ©chelle dâune TPE en pleine croissance avec 3 associĂ©s actifs, des prestataires et des clients dispersĂ©s dans la rĂ©gion.
Notre philosophie de travail est assez simple : nous marchons à la confiance et à la transparence.
Pour nous, les erreurs, les retards, les absences, les difficultĂ©s ne sont pas graves tant quâils sont communiquĂ©s assez tĂŽt afin dâĂȘtre rĂ©solus collectivement. Nous tĂąchons de responsabiliser toute personne qui collabore avec nous, sans contrĂŽle des horaires, ou de la prĂ©sence,tant que les tĂąches sont bien rĂ©alisĂ©es, dans les dĂ©lais qui conviennent Ă notre organisation et Ă nos clients.
Une réadaptation des méthodes Agile
Notre mĂ©thode dâorganisation tire ses principes de plusieurs mĂ©thodes Agile que nous avons rĂ©adaptĂ©es selon nos appĂ©tences, nos ressources et nos enjeux business.
Nous découpons notre organisation de travail en Phase qui représente 1 objectif de croissance à atteindre. 1 Phase = 1 trimestre. Chaque trimestre se rythme en Sprint (ensemble de tùches) étalé sur 10 jours ouvrés de travail.
Tous les 10 jours, nous revoyons nos niveaux de priorité et de temps pour chaque Tùche ou ensemble de Tùches (attention anglicismes de consultant) :
- Backlog â TĂąches Ă rĂ©aliser qui nâont pas encore dâobjectif et/ou de dĂ©lai associĂ©s
- Starred â TĂąches dĂ©finies et validĂ©es qui doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es pendant les deux prochaines Phase
- Sprint Backlog â TĂąches Ă rĂ©aliser pendant le Sprint en cours (1 Sprint = 10 ouvrĂ©s de travail)
- Sprint Review â TĂąches terminĂ©es qui nĂ©cessitent une relecture ou une validation
- Done â TĂąches terminĂ©es
Suivi des tĂąches
Au cours dâun Sprint, chacun est libre de prioriser ses tĂąches comme il/elle le souhaite. Nous exigeons cependant que les tĂąches soient rĂ©alisĂ©es au bout des 10 jours.
A la fin dâun Sprint, nous faisons le point au cours dâune rĂ©union dâune heure. La veille, une note est envoyĂ©e aux participants de la rĂ©union pour leur rappeler les informations quâils doivent prĂ©parer.
Au cours de la rĂ©union, tout le monde sâexprime et doit prĂ©senter tour Ă tour :
- LâĂ©tat des interventions chez le Client, ses besoins et ses manques Ă©ventuels pour la bonne poursuite de la mission ;
- Ses réussites et ses difficultés ;
- Les tĂąches rĂ©alisĂ©es pour lâagence ;
- Les tùches en retard, les tùches en cours et les besoins pour les terminer ;
- Les tĂąches quâil/elle souhaite faire sur le Sprint Ă venir avec le temps que cela prend pour chaque tĂąche ;
- Une estimation de son temps réel disponible pour valider la faisabilité des tùches à venir.
Ă lâissue de la rĂ©union, le compte-rendu est traduit en tĂąches que nous rĂ©partissons dans notre outil de gestion de tĂąches (Planner). Chaque collaborateur balaie une dernier fois ses tĂąches et valide la faisabilitĂ© son Sprint dĂšs le lendemain de la rĂ©union.Â
Lâobjectif de cette mĂ©thode est de se responsabiliser en permettant Ă chacun de dĂ©finir son planning et ses tĂąches pour atteindre un objectif commun. Ainsi nous renforçons lâengagement et la confiance de nos Ă©quipes.
Outils dâorganisation (accessible en tĂ©lĂ©travail)
- Planner (Office 365) pour la gestion des tĂąches et des projets Client
- To-Do (Office 365) pour la gestion des tĂąches individuels
- OneDrive (Office 365) pour la gestion documentaire, les fichiers de travail et les ressources de veille (études, livres blancs, rapport etc.)
- Sharepoint (Office 365) pour centraliser les accÚs aux outils et ressources de travail, les rapports Google Data Studio, les résultats de nos veilles, des fiches de bonnes pratiques, un agenda des événements professionnels
- Slack pour la communication interne et la communication projet
- Teams (Office 365) pour les visioconférences avec nos clients (quand nos client sont sur Office365)
- Skype pour les points avec nos prestataires Â
- PipeDrive (CRM) synchronisé à Mailjet (e-mailing) pour le suivi de la prospection et des retombées marketing de nos contenus
RGPD et Travail en ligne : Que faire ? Ne pas faire ? Que devons-nous faire ?
Au sein de lâentreprise, nous avons tendance Ă oublier quâun·e employé·e est un·e internaute comme les autres, principalement parce que plusieurs de leurs donnĂ©es personnelles sont essentielles Ă la gestion de leur carriĂšre :
- leur identité : CNI, Passeport, Carte vitale, PrĂ©nom, Nom, PhotosâŠÂ ;
- leur finance : salaire, RIB, situation fiscale, notes de fraisâŠÂ ;
- leur localisation : adresse personnelle, trajet de leur vĂ©hicule de fonction, dĂ©placements dĂ©frayĂ©sâŠÂ ;
- leurs Ă©changes : messagerie instantanĂ©e, conversation tĂ©lĂ©phonique, e-mailâŠÂ ;
- leurs actions : livrables, temps de travail (pointage), gĂ©olocalisation, rendez-vous (agenda partagĂ©), absences (arrĂȘts, congĂ©s etc.) âŠ
MĂȘme si ces informations sont communes Ă la gestion de lâentreprise, le RGPD rĂ©gule aussi la collecte et le traitement des donnĂ©es sur les employé·e·s, et ce, au mĂȘme titre que tous les citoyen·ne·s europĂ©en·ne·s. Eux aussi peuvent exercer leurs droits de rĂ©clamer transparence, consentement et rĂ©versibilitĂ© du traitement de leur donnĂ©es professionnelles.
Dans un contexte dâintensification des projets internes de transformation digitale, la mise en place dâune politique RGPD claire et transparente, quant Ă la protection des donnĂ©es des employé·e·s, peut renforcer la confiance envers les nouveaux usages numĂ©riques.
Voici les principales actions à passer en revue pour collecter, traiter, stocker et contrÎler l'activité de vos salariés sur leurs outils de travail en ligne, tout en respectant le RGPD :
Ce quâon peut faire
- ContrĂŽler et limiter lâutilisation personnelle dâinternet (filtrage de site, dĂ©tection de virus, filtre anti-spam, mesure d'envoi des e-mail...)
- ContrĂŽler les outils de messagerie (dĂ©tection de virus, limites dâenvois, anti-spam, reporting etc.)
- Lire ponctuellement les contenus envoyĂ©s et/ou conçus par les employĂ©s tant quâil sâagit de contenus professionnels, sans la mention « Privé » ou « Personnel »
- Prendre ponctuellement connaissance des sites consultĂ©s via les outils mis Ă disposition par lâentreprise, sur les horaires de travail uniquement
- Diffuser les messages et les contenus dâun·e employé·e Ă un expert juridique en cas dâenquĂȘte judiciaire en cours impliquant le/la dit·e employé·e
Ce quâon ne peut pas faire
- Recevoir une copie automatique des messages Ă©changĂ©s dans lâentreprise
- Surveille et contrÎler en permanence les messages et contenus des employés
- Mettre en place des keyloggers sans un motif de sécurité
- Conserver les logs de connexion plus de 6 mois
- Consulter les messages et contenus personnels ou privĂ©s des employĂ©s mĂȘme sâil est interdit dâutiliser les outils de lâentreprise Ă des fins personnels
- Consulter des fichiers identifiĂ©s comme Personnel ou PrivĂ© sans la prĂ©sence de lâemployĂ© et/ou sans lâapprĂ©ciation des juridictions
- RĂ©clamer les identifiants et mots de passe des employĂ©s en dehors de situations exceptionnelles oĂč il est nĂ©cessaire de rĂ©colter ses contenus pour la poursuivre de lâactivitĂ© (Ex : Absence / CongĂ©sâŠ)
Ce quâon doit faire
- Consulter et/ou informer les reprĂ©sentants et gestionnaires du personnel avant la mise en Ćuvre dâun dispositif de contrĂŽle des outils informatiques
- Communiquer aux Employés et aux Prestataires, toutes les informations relatives à :
- La collecte des informations les concernant individuellement
- Les objectifs et aux finalités de traitement de leurs données
- Les durées de conservation de leurs données
- LâidentitĂ© des destinataires et personnes habilitĂ©s au traitement de leurs donnĂ©es
- Lâexercice de leurs droits dâopposition, dâaccĂšs et de rĂ©tractation
- Le cadre légal du dispositif de contrÎle
- Associer le/la DPO, si l'entreprise en a dĂ©signĂ© un·e, Ă chaque mise en Ćuvre de dispositif de collecte et de traitement de donnĂ©es relatives aux employé·e·s.
- Inscrire les diffĂ©rents systĂšmes de contrĂŽle des outils informatiques au Registre des activitĂ©s de traitement tenu par lâEmployeur.
Enfin, si lâentreprise fait appel Ă des prestataires (agence, consultants, freelance) et fournisseurs externes (intĂ©grateur, Ă©diteur, solution SaaSâŠ) pour mettre en Ćuvre ces dispositifs, il est Ă©galement de la responsabilitĂ© de lâEmployeur de contrĂŽler et garantir la sĂ©curitĂ© des donnĂ©es des EmployĂ©s. La CNIL et lâInspection du Travail restent des instances fiables pour orienter lâentreprise quant aux bonnes pratiques Ă mettre en place.
Réussir une réunion à distance (et IRL)
Réussir une réunion IRL comme à distance est un art accessible qui ne demande pas énormément de moyen : des objectifs clairs, des participants qui sont réellement concernés par les sujets abordés, de la préparation et un suivi concret.
Une bonne rĂ©union, ce nâest pas juste un bon moment dâĂ©change, câest aussi une activitĂ© de travail qui doit ĂȘtre vĂ©cue comme une activitĂ© productive et inspirante, en tenant compte de chaque participant.
Choisir des logiciels/applications adaptés à la majorité des participants
Est-ce vraiment important de bien choisir ? Oui, car combien dâentre vous ont perdu leur sang-froid Ă cause des latences, une prĂ©sentation qui ne sâaffiche pas, du bruit inaudible ou des audios coupĂ©s ? Quâil sâagisse de Zoom, Teams ou Google Meet, ces solutions ne se valent pas toutes selon le format de rĂ©union, le rĂ©seau des participants, le nombre de participants, les objectifs de rĂ©union...
Pour bien choisir et ne pas perdre de temps dans la prise en main, plusieurs questions sâimposent :
- Combien de personnes participent à la réunion ? La solution choisie peut-elle tenir cette charge en ligne et/ou en local ?
- Les participant·e·s ont-ils une bonne connexion ? Celles et ceux qui ont des problĂšmes de rĂ©seau ont-ils une alternative ? Comment les intĂ©grer Ă la rĂ©union si ce nâest pas le cas ?
- La rĂ©union nĂ©cessite-t-elle des fonctionnalitĂ©s complĂ©mentaires : whiteboard, partage dâĂ©cran, arriĂšre-plan, questionnaire en ligneâŠÂ ?
- La solution est-elle sécurisée ?
- Les participant·e·s ont-ils dĂ©jĂ utilisĂ© une solution de visio ? Faut-il prĂ©voir un tutoriel en amont ?Â
- Les participant·e·s ont-ils accÚs à la solution de visio ? Doivent-ils prévoir une installation au préalable ?
Donner du sens et du rythme à la réunion en la structurant en amont
En tant quâinitiateur et initiatrice de la rĂ©union, structurer une rĂ©union permet de valider sa pertinence en amont, avoir un document de rĂ©fĂ©rence pour modĂ©rer les temps de paroles et des objectifs concrets pour impliquer les participants.
GrĂące Ă cette petite routine, vous communiquez aux participants de la rĂ©union ce qui leur permettra de savoir pourquoi ils-elles vous bloquent du temps, ce quâils-elles peuvent apporter et ceux que cela va leur apporter :
- Formaliser les sujets Ă aborder
- VĂ©rifier que ces sujets nâont pas dĂ©jĂ Ă©tĂ© rĂ©solus
- Identifier les personnes réellement concernées et leur assigner un sujet
- DĂ©finir ce qui est attendu pour chaque sujet et pour quand : un plan dâaction, une validation, une revue, un REX, un livrableâŠ
- VĂ©rifier une nouvelle fois que ces attentes nâont pas dĂ©jĂ Ă©tĂ© rĂ©solues
- Estimer le temps nécessaire pour répondre à tout
- Définir un ordre du jour et le communiquer en amont en précisant le temps que cela va prendre
Assurer un suivi aprÚs la réunion
Pour assurer le suivi dâune rĂ©union, le plus simple reste de planifier et de rĂ©partir des tĂąches suite aux conclusions qui auront Ă©tĂ© faites. Afin dâĂ©viter que la dynamique sâessouffle, il vaut mieux ne pas tarder Ă donner ces tĂąches dans un compte-rendu synthĂ©tique ou dans un outil de gestion, au mieux Ă la fin de la rĂ©union, au plus tard dans les 48h. Enfin pour limiter les interprĂ©tations et valider la comprĂ©hension de tous, il est conseillĂ© de relancer les participants qui nâont pas formulĂ© de retour aprĂšs la communication post-rĂ©union.
Bonus : les actions Ă dĂ©crochage garantie lors dâune rĂ©union
- Lire des livrables ;
- Corriger des livrables ;
- Ne pas prendre de notes ;
- Chercher Ă interpeller une personne qui nâest pas prĂ©sente et qui nâĂ©tait pas prĂ©vue ;
- « Prendre le temps quâil faudra » ;
- Demander des retours Ă chaudâŠ
Diversité en entreprise : comment agir contre les discriminations raciales ?
Votre employé·e, ou votre collĂšgue racisé·e, nâen parle certainement pas mais il-elle est probablement touché·e par des faits d’actualitĂ©s qui atteignent nĂ©gativement ses origines et sa culture.
Ces Ă©vĂ©nements sont susceptibles de faire Ă©cho Ă des violences subies depuis plusieurs annĂ©es au sein mĂȘme de votre entreprise , dans sa vie privĂ©e. Ils/elles nâen parlent pas, car ils/elles craignent de subir des reprĂ©sailles et de perdre leur emploi.
La diversitĂ©, l’inclusion en entreprise, se reposent sur plusieurs piliers de tolĂ©rance, oĂč les actions de l’entreprise doivent permettre aux personnes concernĂ©es de ne pas se sentir stigmatisĂ©es :
- Les identités de genre
- Les orientations amoureuses
- L’Ăąge
- L’origine sociale
- La condition physique
- L’appartenance Ă©thnique
- Les croyances religieuses
L’article qui va suivre rassemble un ensemble de ressources (non-exhaustives) pour mettre en place des politiques de diversitĂ© et d’inclusion, sincĂšres et concrĂštes.
Comment identifier et corriger les biais discriminants et favoriser la diversité en entreprise ?
Avant de corriger, il y a avant tout un travail de prise de recul à réaliser. La question « raciale » reste encore un sujet tendu et complexe à aborder en entreprise, et ce, pour des raisons multiples :
- la peur du badbuzz et de perdre des clients ;
- la peur du conflit ;
- le refus de politiser des discours de marques ;
- le refus de parler ouvertement de « race » et de différences culturelles ;
- le manque dâinformations et de ressources ;
- dans les cas les plus obscurs, lâindiffĂ©rence ou une volontĂ© vĂ©ritable de discriminerâŠ
Pourtant, ce tabou autour de la diversitĂ© ethnique vaudrait la peine dâĂȘtre levĂ©. En effet, il ouvrirait le dialogue sur les biais dĂ©cisionnels quâun manque de diversitĂ© entraĂźne avec pour consĂ©quences des opportunitĂ©s dâinnovation plus limitĂ©es, des talents qui prĂ©fĂ©reront rejoindre des entreprises plus inclusives ou encore des clients susceptibles de privilĂ©gier des entreprises qui les reprĂ©sentent davantage.
DâaprĂšs lâĂtude McKinsey 2017 âWhy diversity mattersâ ces biais dĂ©cisionnels rĂ©duisent la capacitĂ© dâinnover et de rĂ©pondre aux besoins des populations dans leur globalitĂ©. Les entreprises qui intĂšgrent la diversitĂ© sont 33% plus susceptibles dâavoir des rĂ©sultats financiers supĂ©rieurs Ă la moyenne. Quant au recrutement, 55% des employĂ©s considĂšrent lâengagement social dâune entreprise comme un critĂšre plus important que le salaire, selon une Ă©tude de lâagence Cone Communications. Cette statistique monte Ă 76 % chez les Millennials.Â
Mahzarin R. Banaji, professeure en Social Psychology Ă lâUniversitĂ© dâHarvard, a créé un outil appelĂ© le « Test dâAssociations Implicite (TAI) ». Ce test a pour objectif dâidentifier les stĂ©rĂ©otypes inconscients que nous pouvons avoir sur la base des questions de Genre, de Religion et dâEthnicitĂ©.
Dans son dossier « Nous sommes tous biaisés », Welcome to the Jungle propose des articles courts afin de passer en revue plusieurs biais cognitifs qui affectent les décisions RH, et quelques solutions pour y remédier :
Comment lutter contre la discrimination Ă lâembauche et le harcĂšlement discriminatoire au travail ? Â
#1- Se rappeler que la discrimination a plusieurs formes
Le DĂ©fenseur des Droits met Ă disposition des entreprises et des employĂ©s un certain nombre de ressources pour identifier et contrer les discriminations Ă lâembauche :
- Guide pour un recrutement sans discriminationÂ
- Fiche sur le harcĂšlement discriminatoireÂ
- DĂ©construire des stĂ©rĂ©otypes et prĂ©jugĂ©sÂ
- RĂ©diger une offre dâemploi sans discriminerÂ
#2 – Se faire accompagner
- Le cabinet MozaĂŻk Ćuvre depuis 2008 Ă accompagner les entreprises vers un recrutement plus divers et inclusif : https://mozaikrh.com/
- Marie Dasylva, fondatrice de lâagence Nkali Works, accompagne les personnes minorisĂ©es, Ă se dĂ©fendre et Ă saisir les personnes rĂ©fĂ©rentes quand ils/elles sont victimes de discrimination : https://www.linkedin.com/in/marie-dasylva/
Comment rebondir intelligemment et de maniĂšre pertinente aux faits dâactualitĂ©s autour des luttes antiracistes ?
Pour engager une campagne antiraciste, il y a plusieurs sujets Ă Ă©claircir pour limiter le bad buzz, le dĂ©lit dâopportunisme et les promesses employeur non-tenues : Â
- Ătre en mesure d’aligner image de marque, marque employeur, discours et conditions de travail : Le cas de la marque Anthropologie en est un « bon » exemple.
- Questionner la place et le nombre de personnes racisĂ©es au sein de lâentreprise : Le cabinet Mixity permet la rĂ©alisation, en toute lĂ©galitĂ©, dâun audit indĂ©pendant de cartographie de la diversitĂ© en produisant des donnĂ©es. Ces derniĂšres nâont pas vocation Ă ĂȘtre diffusĂ©es au public, mais Ă donner des indicateurs en interne, qui doivent mener Ă des plans d’action.
- Questionner sa communication externe, ses discours, ses images et ses symboles : Le cabinet Accordia propose des ateliers, formations et des outils ludiques pour accompagner les entreprises à questionner ses biais discriminants pour intégrer plus de diversité dans ses enjeux business.
- PrĂ©voir des actions concrĂštes Ă maintenir dans le temps : Les engagements et les actions contre le racisme ne sont pas des tendances. Pour que les messages restent authentiques, chaque campagne en soutien Ă une cause, doit gĂ©nĂ©rer des actions pĂ©rennes pour ne pas tomber dans les travers du «Washing» Â
Quelques exemples dâactions entreprises par des grandes marques :
- Pull up for change, mouvement lancé par Sharon Chuter, fondatrice et PDG de Uoma Beauty, qui vise à rendre public les statistiques éthniques, et les actions engagée par les entreprises contre le racisme
- Stop talking, ACT, autour du mouvement Black Lives Matter, par Amélie Ebongué, experte en Social Media, autrice de « Génération TikTok : Un nouvel eldorado pour les marques »
Cet article est loin dâĂȘtre exhaustif, et on espĂšre quâil vous aidera Ă identifier des axes dâamĂ©lioration pour que la diversitĂ© en entreprise devienne une norme.Â







