Cloud Souverain, définition et bénéfice pour votre entreprise
Avant d’analyser les implications du Cloud Souverain, il est essentiel d’en proposer une définition claire :
➡️ On parle de Cloud Souverain lorsqu’une infrastructure cloud opère exclusivement dans les frontières juridiques d’un pays, ou d’un ensemble de pays partageant un cadre légal commun, comme l’Union européenne.
➡️ Un Cloud Souverain repose également sur des exigences de sécurité renforcées, garantissant que ni des acteurs externes, ni des législations étrangères ne puissent interférer ou accéder aux données hébergées.
Comment évaluer un Cloud Souverain ?
Vous êtes sur le point d’entamer des recherches en vue de débusquer le service Cloud parfait, c’est à dire :
✔️ respectant pleinement le RGPD, sans ambiguïté ni dépendance à des législations extra-européennes
✔️ garantissant une sécurité et une confidentialité strictes de vos données
✔️ dont les valeurs sont alignées sur vos enjeux de souveraineté.
Pour vous aider dans la démarche, nous avons créé la checklist ultime pour vous aider à évaluer un fournisseur Cloud :
Checklist pour sélectionner son Cloud
1. Le Cloud choisi doit être européen au minimum, idéalement français
afin de garantir un véritable niveau de souveraineté.
2. Vérifier que le fournisseur possède le label SecNumCloud
Le label SecNumCloud est contrôlé et fourni par l’ANSSI. Il constitue aujourd’hui la référence la plus solide. Il atteste que les données hébergées ne sont, à aucun moment, accessibles par des solutions hors Europe. En pratique, seuls quelques hébergeurs l’obtiennent, ce qui en fait un excellent indicateur de confiance.
3. Évaluer le niveau de confidentialité des données stockées
en identifiant leur nature : normales, sensibles ou critiques. Si les données sont sensibles et/ou critiques, le choix d’un Cloud Souverain n’est plus une option : c’est une obligation.
4. Ne pas se limiter aux leaders du marché
Prenez du recul sur le fournisseur à sélectionner et identifiez les alternatives. La solution n°1 du marché n’est pas toujours la plus adaptée. Il existe des fournisseurs tiers proposant parfois des niveaux de service comparables, mais qui ne possèdent pas la force marketing des géants du secteur.
5. Enquêter sur la propriété réelle du fournisseur
Il est crucial de vérifier à qui appartient réellement le fournisseur choisi. Même localisée en Europe, une entreprise peut être contrôlée par un groupe américain ou chinois, ce qui place automatiquement ses services sous l’influence de législations étrangères (comme le Cloud Act).
6. S’appuyer sur l’expérience de vos pairs.
N’hésitez pas à solliciter d’autres organisations pour recueillir leurs retours sur la qualité de service, la transparence et la réactivité des fournisseurs ciblés.
7. Contacter l’ANSSI pour demander conseils
L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) propose des services gratuits pour aider les entreprises françaises à renforcer leur sécurité, dont notamment, l’aide au choix d’un fournisseur Cloud adapté aux enjeux de souveraineté.
Pourquoi c'est important d'utiliser des solutions Cloud locales ?
✅ Choisir une solution Cloud française ou, plus étendue, européenne, permet tout d’abord de se protéger légalement. Par exemple, la législation autour du RGPD garantit un niveau d’exigence élevé en matière de confidentialité, de sécurité et de transparence.
✅ C’est également un choix économiquement vertueux : en soutenant des fournisseurs européens, on favorise la circulation de la valeur au sein du territoire et on contribue à soutenir des acteurs technologiques locaux, essentiels à la compétitivité future de notre industrie numérique.
✅ Opter pour un Cloud local offre aussi une meilleure maîtrise du stockage et de l’usage des données, puisque les infrastructures sont soumises à des cadres réglementaires que nous comprenons et maîtrisons. Cela participe directement à l’indépendance technologique des entreprises et des institutions, en réduisant la dépendance aux géants hors UE. Ils sont aussi plus faciles à auditer, car géographiquement plus proches et accessibles.
✅ Enfin, choisir un fournisseur européen, c’est afficher un positionnement fort, d’appuyer les valeurs de l’entreprise et de renforcer la confiance des clients. Afficher une protection et un suivi clair de la donnée client permet aujourd’hui de se démarquer, sur un sujet bien trop souvent sous-estimé.
Quels sont les risques potentiels à ne pas choisir une solution européenne ?
S’appuyer sur des fournisseurs Cloud extra-européens expose les organisations à des risques souvent sous-estimés.
❌ En cas de conflits militaires, politiques ou commerciaux, les entreprises étrangères peuvent être mises à contribution par leur gouvernement : accès forcé aux données, limitation des services, voire blocage complet d’infrastructures critiques.
❌ Avec l’essor massif de l’intelligence artificielle, une seconde menace se dessine : plusieurs grandes entreprises américaines et chinoises exploitent de plus en plus largement les informations des utilisateurs pour entraîner leurs modèles, parfois à des fins discutables, incluant des opérations de désinformation ou de déstabilisation étatique. Utiliser leurs services revient parfois à nourrir des technologies sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle.
Un exemple révélateur concerne l’usage des extensions de domaine en .com. Cette extension est administrée par les États-Unis, qui pourraient, en théorie et en cas de tensions internationales, en bloquer l’accès pour un pays entier, rendant d’un coup inaccessibles tous les sites associés. Dans cette logique, il peut être judicieux de privilégier des extensions comme le .fr ou le .bzh, opérées et gérées directement en France, et moins vulnérables à des décisions politiques étrangères.
Où trouver des services de Cloud Souverain ?
L’ANSSI met régulièrement à jour la liste des entreprises décorées du label SecNumCloud. Pour découvrir cette liste, rendez-vous ICI.
De nombreux acteurs existent en France en ce qui concernent le Cloud Souverain, dont nous pouvons citer certains : OVH, Clever Cloud, et Scaleway.
Cloud Souverain : bâtir un avenir numérique en confiance
Face à l’explosion des usages numériques et à la montée des tensions géopolitiques, le Cloud Souverain n’est plus un sujet technique : c’est devenu un enjeu stratégique pour toutes les organisations. Choisir un fournisseur souverain, c’est garantir la protection juridique, la confidentialité des données, l’indépendance technologique et la résilience économique de son entreprise. À l’inverse, s’appuyer sur des solutions non européennes expose à des risques concrets : ingérences légales, exploitation non maîtrisée des données, dépendance technologique.
En privilégiant des acteurs français ou européens (certifiés, transparents et audités), les organisations renforcent leur sécurité tout en contribuant à bâtir un écosystème numérique durable, fiable et compétitif. Le Cloud Souverain n’est plus seulement une alternative, c’est désormais une condition essentielle pour construire l’avenir numérique en confiance.
Monter en compétences numérique avec Cool Kit
Il n’y a pas si longtemps, on vous parlait d’éducation au numérique, tant dans cet article qu’au micro de notre podcast Tech IT Easy. Et notre sujet du jour s’en rapproche fortement, à la seule différence qu’on entre dans le numérique pro et non le numérique privé.
Dans sa première étude parue en mars 2025, l’Observatoire Pix des compétences numériques, révèle que « moins de 40 % des personnes en emploi en France possèdent un niveau d’autonomie suffisant pour tirer pleinement parti des outils numériques dans le milieu professionnel ».
Apprendre le numérique est donc devenu essentiel pour évoluer, collaborer et rester compétitif. Mais par où commencer ? Quels outils utiliser ? Quelles ressources sont fiables et simples d’accès ? Cet article répond à toutes ces questions… et vous présente Cool Kit, votre nouvelle boîte à outils pour progresser dans le digital pro.
Pourquoi apprendre le numérique aujourd’hui ?
Se former au numérique, dans le monde impitoyable du travail, s’avère être une attente implicite, au même titre que se tenir au courant de ce qu’il se passe dans son entreprise. Même si ce n’est pas toujours mentionné sur la fiche de poste, savoir utiliser efficacement les outils digitaux est devenu indispensable.
Pourquoi ? Parce que l’informatique est cross-canal, il relie les métiers, les équipes et les outils. On pourrait dire que l’informatique, c’est la bétonneuse du monde professionnel : chacun l’utilise à sa manière, mais tout le monde en a besoin pour faire avancer le chantier.
Que vous travailliez aux RH, en communication, à la Supply Chain ou à la Qualité, le numérique est un socle commun.
Et les recruteurs l’ont bien compris : avec la transformation digitale, la généralisation du télétravail, la montée des risques cyber et l’essor de l’IA, ces compétences sont désormais incontournables.
Reste un défi : comment se former efficacement sans se perdre dans la masse d’information disponible ?

Se former au numérique facilement grâce à Cool Kit
Cool Kit, c’est une bibliothèque d’outils gratuits pour apprendre et progresser dans le numérique professionnel. Cette plateforme a été entièrement développée par Cool IT, notre agence informatique basée à Quimper.
L’objectif : rendre l’apprentissage du numérique accessible à tous, sans inscription payante ni prérequis technique, juste l’envie d’apprendre.
Que vous soyez chef.fe de projet, responsable d’équipe, alternant.e ou dirigeant.e, Cool Kit vous permet de :
- apprendre à votre rythme,
- explorer des sujets variés (cybersécurité, gestion de projet, création de site, IA, etc.),
- renforcer vos compétences digitales de manière ludique et concrète.
Et le tout… gratuitement.
Une bibliothèque d’outils numériques gratuits
Les outils proposés dans Cool Kit sont issus de versions plus conséquentes que nous – l’agence Cool IT à Quimper – avons développées pour nos clients. Ils répondent tous à une problématique concrète que vous pourriez rencontrer au travail. Par exemple, notre dernier outil en date vous aide à préparer une montée en version d’un logiciel type ERP.
Chaque Cool Kit est composé de questions thématiques qui vous guident pas à pas pour identifier les défis et opportunités liés à vos outils numériques. De quoi gagner du temps et de l’assurance dans vos projets internes.
Comment démarrer sur Cool Kit ?
Prêt.e à apprendre le numérique et à booster vos compétences ? Rendez-vous sur Cool Kit et accédez directement à la bibliothèque d’outils gratuits.
Il vous est également possible de créer un compte ou de vous inscrire à la newsletter, pour recevoir en avant-première, l’accès à nos derniers outils.
Alors, prêt à vous lancer ?
Que vous soyez débutant.e, curieux.se ou déjà à l’aise avec les outils numériques, Cool Kit est la meilleure façon de progresser dans le digital pro sans contrainte.
Grâce à nos outils simples, ludiques et gratuits, vous gagnerez en autonomie et en confiance.
Et qui sait ? Vous serez peut-être celui ou celle qu’on appellera pour piloter le prochain projet numérique interne !
Prêt à apprendre le numérique dès aujourd’hui ?
Explorez Cool Kit gratuitement !
Éducation au numérique : pourquoi c’est essentiel pour tous·tes ?
Pour répondre à cette question, nous avons réuni sur notre Cool plateau trois expertes : Sophie Comte (Chut ! Média), Jennifer Elbaz (CNIL) et Clémence Retailleau (French Tech Brest Bretagne Ouest). Au micro de notre Cool Dev’, Erwan Moyon, elles analysent les enjeux de la parentalité numérique, la responsabilité des médias dans la perception des réseaux sociaux et les usages réels des adolescents… et ceux d’autres générations, comme les papimies.
Tout au long de cet épisode, nos expertes partagent conseils pratiques, ressources et clés pour trouver des solutions aux problématiques numériques, que vous soyez parents, adolescents ou entrepreneurs.
Qu’est-ce que l’éducation au numérique ?
« L’éducation au numérique est un dérivé de l’éducation aux médias et à l’information. Elle consiste à apprendre à s’informer en ligne, à déjouer les pièges des fake news […]. Elle élargit ensuite le champ de ces connaissances : comprendre le fonctionnement des algorithmes, l’économie de l’attention, l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale ou encore les enjeux de la citoyenneté numérique. Elle vise aussi à développer des compétences numériques pour les métiers de demain. »
Sophie Comte, cofondatrice du média Chut ! Magazine et Chut ! Explore
L’éducation au numérique, c’est bien plus qu’apprendre à utiliser un ordinateur, une suite bureautique ou un réseau social. C’est comprendre le monde connecté dans lequel nous vivons chaque jour et apprendre à exploiter le numérique de manière autonome et responsable.
Plus nous comprenons le fonctionnement du Web, de nos outils et de nos droits numériques, plus il devient facile de choisir les bons outils, de prendre du recul sur les contenus et d’éviter le stress lié aux usages numériques.

Pourquoi est-il crucial de s’éduquer au numérique ?
Les ambitions d’instaurer une véritable éducation au numérique se heurtent à un climat de technophobie croissante, qui masque souvent des enjeux de contrôle des populations. Le numérique est trop souvent présenté sous l’angle de la peur : on restreint, on interdit, on limite l’accès, notamment pour les jeunes. Mais que disent ces interdictions de nos sociétés ?
Si l’on observe d’autres régions du monde — restrictions en Chine, surveillance en Iran, propagande numérique en Russie — on comprend rapidement que ne pas maîtriser le numérique peut mener à la perte de libertés citoyennes.
L’éducation au numérique permet, entre autres :
- De développer son esprit critique, pour comprendre comment un algorithme influence nos choix, notamment lors de campagnes politiques ;
- De protéger ses données et préserver sa vie privée ;
- De réduire la fracture numérique, en égalisant les chances entre territoires, générations et milieux sociaux ;
- D’intégrer la citoyenneté numérique, et comprendre que ce qui est illégal dans la vie réelle l’est aussi en ligne ;
- D’accompagner les mutations économiques et professionnelles, dans un monde où chaque métier intègre une part de numérique.
Les risques du web — désinformation, cyberharcèlement, arnaques, dépendances — touchent particulièrement les personnes déjà vulnérables. Pour elles, l’éducation au numérique ouvre la porte à une émancipation réelle, en donnant les outils pour comprendre, agir et se protéger.
Les grands enjeux de l’éducation au numérique
L’éducation au numérique se heurte à plusieurs idées reçues : être né avec un smartphone, comme les digital natives, ne signifie pas tout maîtriser du numérique ; être de la génération X ne veut pas dire être fermé aux nouvelles technologies.
Le numérique englobe des disciplines qui s’apprennent, avec des enjeux variés :
- Sociétaux : réduire la fracture numérique et faire du numérique un levier d’inclusion ;
- Économiques : responsabiliser les professionnels pour une économie plus éthique et durable ;
- Environnementaux : encourager des usages plus sobres et responsables ;
- Politiques : garantir un cadre démocratique, lutter contre la désinformation et la manipulation des opinions ;
- Santé publique : préserver la santé mentale face à la surcharge informationnelle et à la dépendance aux écrans ou réseaux sociaux.
Ces défis visent un objectif commun : remettre l’humain au centre du numérique. C’est ce que défendent Sophie Comte (Chut ! Média), Jennifer Elbaz (CNIL) et Clémence Retailleau (French Tech Brest Bretagne Ouest) dans le nouvel épisode de Tech IT Easy, avec des conseils, initiatives locales et ressources pratiques pour agir concrètement :
- Chut ! Magazine et Chut ! Explore : magazines disponibles à l’abonnement
- Carte « Océan des données » : pour enfants dyslexiques et professeurs
- Manga CNIL Agence Privacy : sur la protection des données personnelles
- Infolettre CNIL
- Association Diversidays
- Guide IA égalitaire — Laboratoire de l’Égalité
- Événement Femmes et Numérique
Notre épisode "de l’éducation au numérique" en vidéo sur Youtube
La grande nouveauté de ce second épisode de podcast, c’est la possibilité de le suivre en vidéo, sur notre chaîne Youtube. De plus, chaque semaine, sur notre compte Instagram, une capsule vidéo fait le point sur un sujet de fond du podcast, vous pouvez les découvrir ici.
Tech It Easy - Épisode 2
Pour en savoir plus sur l’éducation au numérique, écoutez l’épisode complet sur Deezer, YouTube ou notre site internet.
Bonne écoute !
Des enjeux de l’éducation numérique en Finistère
C’est quoi un atelier d’exploration numérique ?
Le jeudi 19 juin dernier, deux cars chargés d’élèves que la chaleur n’a pas su abattre, ont déversés 60 élèves de sixième du collège Saint-Jean-Baptiste sur le parking de nos bureaux.
Les jeunes participant·e·s ont ensuite été répartis en 4 groupes distincts, chacun·e·s accueillis par les journalistes du Chut! Média.
Au programme, 3 cartes des mondes numériques à explorer :
- l’Archipel de la Tech, pour se sensibiliser au numérique éthique
- les Routes du Numérique, pour apprendre la citoyenneté numérique
- l’Océan des données, pour savoir comment protéger ses données personnelles
Ces supports illustrés et ludiques invitent les ados à réfléchir à leurs usages numériques et leurs effets sur leurs vies, celles de leurs ami·e·s, leurs familles…
Chaque participant est également invité à partager son avis, son expérience et ses connaissances sur des sujets qui les touchent particulièrement dans leur quotidien : temps d’écran, cyberharcèlement, orientation, égalité des chances,…
Au fur et à mesure des échanges, des questions des journalistes, iels ont pu ajuster ensemble leurs repères : ce qui se fait en ligne, ce qui est légal, ce qui peut atteindre l’autre, soi-même, ou son cercle proche, ce qu’on peut faire pour avoir l’expérience la plus cool possible !

Pssst, ces ateliers sont organisés dans le cadre de sorties pédagogiques, et sont entièrement gratuits. Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter, qu’on vous mette en relation avec les organisatrices du Chut! Explore.
Après 3h d’atelier, nos jeunes explorateurs des mondes numériques, repartent avec leur propre version des cartes d’explorations, un max de goodies, et un bon goûter (quand même).
Nous concernant, cet atelier c’était une première, et le bilan n’est que positif ! Nous restons persuadés que la clé d’un usage plus éthique et plus responsable du numérique, passe avant tout par l’éducation de toustes. L’éducation des ados en premier lieu, étant parmi les publics les plus prescripteurs des tendances d’usage, mais aussi les plus fragilisés.
Sensibiliser les enfants, mais aussi les adultes
Les ateliers des Explorations Numériques nous ont permis une chose essentielle : rencontrer les jeunes dans leur univers, et mieux cerner les défis à relever pour les embarquer vers des usages plus sûrs. Ils nous ont aussi mis en lumière les raisons des écarts d’usage entre les enfants, les ados, et les adultes. Loin de blâmer les adultes, ces ateliers nous ont permis d’identifier ce sur quoi les adules doivent se former, pour guider les plus jeunes.
Et vous savez quoi ? On a profité de la présence de Sophie Comte (Chut! Media), Jennifer Elbaz (CNIL) et Clémence Retailleau (French Tech Brest Ouest), pour enregistrer un nouvel épisode de Tech IT Easy sur ces sujets.

A travers les expertises croisées de chacune, l’épisode aborde le sujet de l’éducation au numérique sous divers angles comme la parentalité, la conformité, le territoire, les écarts générationnels ou encore, la difficulté pour les institutionnels de rendre la sensibilisation numérique attractive.
Tech It Easy - Épisode 2
On ne vous spoile pas tout !
L’épisode, à paraitre à la rentrée, sera disponible sur Deezer et notre site internet.
Vous pouvez d’ores et déjà nous y suivre et rattraper le 1er épisode sur l’Internet Zombie : « Internet n’existe pas »
Kool Fest #1 : comment l’événement des 10 ans de Cool IT va devenir un rendez-vous annuel ?
Un événement pour célébrer un territoire qu’on aime
Articulé sur deux jours, le Kool Fest a pris ses quartiers à Quimper, à Creach Gwen — pile là où Cool IT a planté son drapeau il y a trois ans. Entre deux confinements et une grosse dose d’enthousiasme, Fen et Erwan, les deux fondateurs, ont été accueillis par la Technopole de Quimper. Ils ont vite compris qu’ici, il y avait de quoi faire : de l’espace, des idées, et un vrai terrain de jeu pour bâtir un projet à la hauteur de leurs ambitions.
« A Paris, le secteur de la Tech est plus orienté vers le changement constant. A peine un projet se concrétise, qu’il faut déjà le changer. On était arrivé à un moment de notre carrière où l’on avait envie de créer du numérique plus durable, et plus utile. C’est à Quimper, qu’on a trouvé cette place pour contribuer et faire sens. »
Fen & Erwan – fondateurs de l’agence Cool IT
Trois ans plus tard, l’agence est bien ancrée sur le territoire. Son client le plus éloigné ? Le Groupe Valdys… à Douarnenez (oui, on reste locaux, mais costauds). C’est surtout en Sud-Finistère que l’agence rayonne, avec une part importante de projets de développement de logiciels métier sur-mesure, ou de changement de logiciel vieillissant. Entre 2 déploiements, la Cool Team prend le temps également de développer des projets maison qui avancent bien comme Asgora, le rapport d’étonnement connecté, actuellement en test chez Maison Cadiou, un poids lourd de l’industrie bretonne.
Le Kool Fest, c’était notre façon à nous de célébrer tout ça : le chemin parcouru, ce qu’on construit aujourd’hui, et ce qu’on imagine pour demain en terres gwen ha du.

Ouverture du Kool Fest : Cool IT voit son avenir en .bzh
Comment affirmer son engagement territorial concrètement, quand on travaille sur le web, un univers aussi concret qu’un nuage ? En passant de coolitagency.fr a coolit.bzh !
Le passage de notre site internet en .bzh c’est plus qu’un simple changement de domaine : c’est un geste fort, symbolique et stratégique. On s’offre une identité numérique claire, celle de l’agence de développement informatique, la plus cool du Finistère.
Ce moment important a été célébré, avec un parrain de choix : David Lesvenan, président de l’association .BZH, la toute première extension régionale française, dont les actions locales et internationales visent à préserver et partager le patrimoine breton à travers le Web.

« Le .bzh, ce n’est pas qu’une extension internet. C’est un marqueur d’identité, un outil de visibilité, et un levier d’attractivité pour la Bretagne. À travers lui, on affirme notre culture, notre territoire, et notre ambition de faire rayonner la Bretagne dans le monde numérique. »
David Lesvenan, président de l’association Point BZH
Au-delà de ses enjeux de marketing territorial et de marketing digital, le .BZH s’inscrit aussi dans les enjeux du numérique souverain. Il ne s’agit pas de se couper du monde, mais d’être en mesure de diversifier les acteurs du numériques, afin de limiter les monopoles et les dépendances.
Ces enjeux passent par des actions parfois surprenantes, et pourtant bien concrète comme :
- Des collaborations avec Unicode, afin de proposer des emojis ;
- Des ateliers Wikipédia, pour apprendre à écrire et modérer des fiches sur le patrimoine culturel breton ;
- Des actions de promotion de la langue bretonne, afin de l’intégrer dans les services de traduction automatique ;
- Des services de cybersécurité du quotidien, pour protéger et améliorer la performance de nos sites web avec des outils indépendants…
Et encore pleins d’autres initiatives, qu’on a déjà prévu de vous faire découvrir au détour d’un podcast, sur Tech IT Easy.
Des conférences pour rendre le numérique plus clair, plus cool
La volonté de l’agence n’a pas changé depuis sa création en 2015 : rendre l’informatique plus clair et plus cool pour tout le monde. C’est à travers ce leitmotiv que la toute la Cool Team a animé plusieurs prises de parole.
- Une table ronde sur les bénéfices d’une approche par le Risque, en présence de David Constans Risk Manager (ORICA Consult / SRE29) et Jimmy Quessandier (Directeur Orcom Quimper)
- Un retour d’expérience de notre client Valdys Groupe, sur un des projets les plus ambitieux de la Cool Team, le changement de l’intégralité de leur logiciels métier, en 1 an, sur 4 sites géographiques différents

Une après-midi pour ouvrir les portes de l’agence à nos pairs, et parler de nos méthodologies de travail, notre approche du code. Ces conférences sont à retrouver en replay sur notre chaîne Youtube :
Comment s’adapter à un langage qu’on ne connait pas ?
Dans cette conférence, on vous partage notre méthodo maison :
– Les bonnes étapes pour t’y mettre (vraiment)
– Nos retours d’expérience sur le terrain
– Et une technique qui peut (presque) te rendre polyglotte du code
Comment on cadre un projet IT quand on est une petite équipe ? Dans cette conférence, on vous partage notre méthodo maison :
– Itérative, parce que la souplesse, c’est la clé.
– Qualitative, parce qu’on aime quand ça marche et que c’est bien fait.
– Éprouvée, parce qu’on l’a peaufinée pendant 10 ans à coups de projets réels, de tests, et d’appropriation d’outils.
Des ateliers pour prendre part à l’éducation numérique des jeunes publics
Pour notre 2ème journée du Kool Fest, il était essentiel pour nous d’organiser un événement pour les jeunes publics (vous n’êtes certainement pas passer à côté de nos interventions à la Mission Locale de Quimper).
La sensibilisation, ça peut commencer très jeune ! Pour nous, avant de sensibiliser, il faut surtout éduquer ! C’est pour cela que nous misons sur l’éducation au numérique des jeunes publics. Pas seulement pour les accompagner à monter en compétences, mais aussi pour les guider vers des usages du web plus éthiques.
En partenariat avec Chut! Média, nous avons accueilli 60 élèves du collège Saint-Jean-Baptiste, pour leur faire profiter de 3 ateliers d’exploration numérique Chut! Explore :
- L’archipel de la tech, en collaboration avec La Poste Mobile
Tels des explorateurs, nos jeunes participants sont partis à la conquête des nombreux territoires du numérique comme l’île du kiff, l’île de la déconnexion, l’anse du partage ou encore, la mer de l’IA...
- Les routes du numériques, en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse
Ici l’objectif est de lire et comprendre la Charte pour l’éducation à la culture et à la citoyenneté du numérique, de manière plus ludique ! En naviguant à travers les routes du numérique, on identifie comment utiliser internet de manière sûre et respectueuse pour soi, et pour les autres
- L’océan des données, en partenariat avec la CNIL
Au cours de cet atelier, les participant·e·s sont invités à se questionner sur leur rapport à la donnée, ce qu’ils disent d’eux en ligne, quelles sont les bonnes pratiques à adopter, comment se protéger et protéger les autres

Afin de creuser davantage le sujet de l’éducation numérique, le 2ème jour du Kool Fest s’est ensuite clôturée par l’enregistrement du prochain épisode de Tech IT Easy, en compagnie de :
- Sophie Comte, Co-fondatrice de Chut! Média et coordinatrice des ateliers Chut! Explore
- Jennifer Elbaz, Chargée de mission à l’éducation numérique pour la CNIL
- Clémence Retailleau, Chargée de mission pour la French Tech Bretagne Ouest
Cette première édition du Kool Fest a dépassé de loin nos ambitions de départ. La Cool Team ne peut qu’être reconnaissante pour tous les retours super cool qu’on a reçus. Un grand merci tout particulier à nos intervenant·e·s qui ont grandement enrichi cet événement.
C’est promis, il y aura bien d’autres Kool Fest 😉.
À l’année prochaine !
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Le Kool Fest : 2 jours de conférences Tech à Quimper
Le Kool Fest : 2 jours de conférences Tech à Quimper

Les 18 et 19 juin prochains, l’agence Cool IT souffle ses 10 bougies à Quimper !
Pour célébrer cet anniversaire, nous organisons le Kool Fest : deux jours d’échanges, d’idées et d’inspiration autour des opportunités d’innovation numérique à Quimper. L’événement est gratuit et s’adresse aux professionnels de la tech en Finistère : développeurs-développeuses, chefs de projet, DSI, product managers, étudiant·e·s, mais pas que…Comme le jargon est toujours super simple chez Cool IT, c’est aussi accessible pour les débutants !
10 ans de Cool projets en Finistère
Fondée à Paris en 2015, Cool IT a choisi en 2022 de poser ses valises à Quimper. Depuis, nous contribuons activement à la transformation numérique du territoire, au service des entreprises locales, et des acteurs publics.
Le Kool Fest est pour nous l’occasion de remercier notre écosystème, partager nos retours d’expériences et réaffirmer nos engagements en tant que développeurs et développeuses de proximité.
La team fraichement arrivée à Quimper 👉

Deux conférences tech à Quimper, ouvertes à tout le monde
Parce que le savoir mérite d’être partagé, nous proposons deux conférences gratuites et publiques, le mardi 18 juin après-midi.
Conférence 1 : Comment s’adapter à un langage qu’on ne connaît pas ?
Qui n’a pas connu l’arrivée d’un nouveau projet codé avec un langage qu’on ne maîtrise pas ? Parce que trop ancien pour avoir été appris en formation ? Ou tout simplement parce qu’on n’a jamais eu l’opportunité de coder avec ?
Maîtriser un langage informatique, c’est maîtriser une langue à part entière, avec son vocabulaire, sa syntaxe et sa grammaire. Être polyglotte, ce n’est pas donné à tout le monde, et bien dans le code aussi ! Il existe plusieurs astuces pour parvenir à passer à un nouveau langage, malgré la barrière du code.
Erwan et Florence, nos Cool Devs, partageront avec vous toutes leurs techniques pour répondre à cette problématique.

- Se vendre quand on cherche un nouveau poste de développeur-développeuse
- S'adapter et monter en compétence sur un projet dont on ne maîtrise pas les stacks
- Recruter des développeurs et développeuses, quand on sait que les technologies de l'entreprise ne peuvent pas évoluer pour le marché de l’emploi
Conférence « Comment s’adapter à un langage qu’on ne connait pas ? » par nos Cool Développeur·euses Erwan, Florence et Fen. 14h30.
Gratuit, entrée sur inscription.
Conférence 2 : Un projet codé par Cool IT, ça ressemble à quoi ?
Si vous nous connaissez déjà, que vous avez trainé sur notre page « À propos » ou lu nos posts LinkedIn, vous savez que nos valeurs et notre philosophie de développement, c’est sacré. C’est tellement sacré qu’on est allé jusqu’à développer notre propre méthodo, nos propres outils, nos propres process. Parce que la communication et le besoin client sont au cœur de notre travail – bien avant le développement – on souhaite montrer une autre manière d’aborder les projets. On vous embarque en immersion dans notre méthode : outils maison, process éprouvés, retours d’expérience, et vision très “Cool IT” du développement logiciel.
Conférence « Un projet codé par Cool IT, ça ressemble à quoi ? » par l’équipe Cool IT. 15h00.
Gratuit, entrée sur inscription.

Enregistrement live du podcast Tech IT Easy
On l’avait annoncé ici et sur les internets, notamment notre page Instagram, qui recense les moments de l’émission en vidéo : on a sorti un podcast. Développé par des techos déconstruits, qui décortiquent des concepts informatiques afin de rendre le domaine cool, simple et attractif. On s’est notamment fait la main lors de notre premier épisode sur le thème brulant de l’Internet mort.
Le 19 juin, on enregistre en public le deuxième épisode de notre podcast Tech IT Easy. Le thème :
« Éducation au numérique : quels enjeux ? ». Dérivé de l’Éducation aux médias, l’Éducation au numérique est devenu le nouvel angle d’attaque des professionnels de la Tech, pour sensibiliser les internautes, de tout âge, à des usages numériques plus sûrs et plus éthiques.
- Sophie Comte, cofondatrice de Chut! Magazine
- Jennifer Elbaz, chargée de mission à l’Éducation au numérique, pour la CNIL
- Clémence Retailleau, chargée de mission French Tech Bretagne Ouest
Cet enregistrement fait suite à une journée d’atelier d’exploration numérique, co-organisé avec Chut! Explore et la CNIL, avec des élèves de 6ème du collège Saint Jean Baptiste à Quimper.
Podcast Tech IT Easy, épisode 2 : « Éducation au numérique : quels enjeux ? ».
16h30. Gratuit, entrée sur inscription.
Un événement tech inclusif et gratuit à Quimper
Tous les temps forts publics du Kool Fest sont gratuits et ouverts à tous : professionnels de la tech, usagers, étudiant·e·s, enfants et parents, ou simples curieux.
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Tech IT Easy : le podcast qui simplifie l'informatique (et plus encore)
Cool IT lance son podcast de vulgarisation tech

Vous vous êtes déjà senti perdu face à l’informatique ? Entre le Cloud, l’IA, les réseaux, les deepfakes, les cookies et les mises à jour, on saisit vite que comprendre le numérique, c’est devenu un super-pouvoir.
Chez Cool IT, ça fait plus de 10 ans qu’on aide nos clients à y voir plus clair dans leurs projets informatiques. Et aujourd’hui, on va encore plus loin : on lance notre podcast tech, Tech IT Easy.
Un podcast pour démystifier l’informatique, expliquer les bases, décoder le jargon, et répondre aux grandes questions numériques d’aujourd’hui.
Tech IT Easy : un podcast pour rendre la tech accessible à tous
Tech IT Easy, c’est un podcast imaginé par l’équipe Cool IT, pour parler d’informatique autrement.
Notre mission ? Vous aider à comprendre le monde numérique, sans jargon, sans prise de tête, avec un ton clair, saupoudré d’influence geek et pop culture (en témoigne le t-shirt Vegeta de notre animateur)

Pourquoi ce podcast ?
Parce que l’informatique fait partie de notre quotidien, mais reste encore floue pour beaucoup.
- Est-ce que c’est juste votre ordi ou votre smartphone ?
- Est-ce que c’est Internet ? Votre connexion ? Votre drive ?
- Est-ce que c’est tous ces termes qu’on n’ose pas googler ?
- Pourquoi tout le monde parle de l'IA ? Je dois en faire quoi ?
L’informatique, ce n’est pas seulement une machine, c’est un écosystème complexe. Et comme on apprend à conduire avant de prendre la route, on pense qu’il est temps d’apprendre à naviguer dans le numérique.
L’informatique, c’est comme conduire… mais dans un univers parallèle
- Votre ordinateur, votre téléphone, c’est votre véhicule
- Le web, c’est la route
- Les applis, les logiciels, les IA…et tous les autres outils, ce sont les options de votre véhicule (la clim, la radio, le GPS…)
- Les dévs et tout leur écosystème, c’est l’industrie automobile qui collabore avec pleins d’autres personnes pour rendre votre conduite toujours plus fluide
Chaque épisode du podcast est une leçon de conduite numérique. Et pour vous guider, on a un super pilote : Erwan, ingénieur informatique, président de Cool IT et animateur du podcast.
Épisode 1 : l'Internet Zombi existe-t-il vraiment ?
Pour lancer le podcast, quoi de mieux que toute l’équipe Cool IT autour du micro ?
Dans ce premier épisode, on parle d’un sujet fascinant (et un peu flippant) : l’Internet Zombi.
Une théorie du complot qui circule depuis plus de 10 ans, ravivée récemment par l’explosion de l’IA générative et du contenu automatisé. Et si une grande partie du contenu présent sur Internet était vide ? Ou “maintenue en vie” artificiellement par des robots ? Derrière le complot, où se situe la réalité ? Que pouvons-nous faire pour redonner du sens à internet ? Pour protéger les internautes ?
- 🎙️ Fen, analyste & DG de Cool IT
- 🎙️ Florence, développeuse back-end
- 🎙️ Marie, développeuse full stack
- 🎙️ Et Erwan, votre guide dans le labyrinthe tech
Écouter l’épisode 1 : Internet n’existe pas
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➡️ Ou sur notre site, en accès gratuit et illimité
Ce que vous allez apprendre dans le podcast Tech IT Easy
- L’informatique expliqué simplement avec des exemples concrets
- Les coulisses du web, du cloud, de l’IA, des réseaux
- Des interviews de professionnelles et professionnels passionnés du numérique
- Un format accessible, fun, régulier (1 épisode / trimestre)
Ce qu'on vous promet dans Tech IT Easy
- Des sujets techs passionnants
- Des invité·e·s super cools
- Un ton décalé
- Et surtout, de quoi mieux comprendre le monde numérique dans lequel on vit
Alors, prêt à (re)découvrir l’informatique autrement ?
Bienvenue dans la galaxie Cool IT 🚀
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Comment vulgariser les jargons informatiques en entreprise ?
Comprendre le vocabulaire IT a été pour moi, lors de ma prise de poste, un réel objectif et défi à relever. Je me suis rendu compte rapidement que ma méconnaissance de ce domaine, de ce milieu, m’empêchait d’appréhender facilement mes tâches, même les plus anodines. Entre le jargon technique utilisé par mon équipe, et le langage technique du secteur informatique en général, j’ai réalisé qu’il me fallait intégrer un nouveau vocabulaire, comme une nouvelle langue, tant pour la communication interne que pour mon travail de chargée de communication externe.
En effectuant des recherches, je me suis aperçue que la problématique d’assimilation du vocabulaire, dans l’IT, était certes connue, mais rarement traité. L’utilisation d’un même vocabulaire est pourtant nécessaire pour que les équipes travaillent ensemble. Au sein de l'agence, avec mes responsables, créer un glossaire des mots qui m’étaient inconnus, s'est avéré être la solution la plus pertinente pour y remédier.
À partir de mes recherches et de mon expérience d'intégration, je vais vous partager dans cet article, les solutions que j’ai testé et approuvé pour mieux vulgariser le jargon informatique.
#1 – Pourquoi faut-il créer un jargon technique commun ?
Il y a plusieurs situations de travail où se comprendre est indispensable pour le bon déroulement d’un projet, d’une présentation, ou d’un environnement de travail serein. Par exemple, il est probable que le service comptabilité ne comprenne certains termes du jargon IT. Ce qui peut poser un problème quand iels souhaitent remonter des problèmes techniques ou appréhender de nouveaux logiciels.
Par ailleurs, certains anglicismes, très présents dans l’informatique, peuvent être porteurs de mauvaise compréhension, surtout quand l’équivalent en français existe ou qu’il s’agit d’un mot inventé dans le cadre d’un projet.
Dès la prise de poste, une bonne compréhension du jargon de l’entreprise permet aux nouveaux salarié•es de mieux comprendre son environnement de travail, les orientations de son poste, savoir quand et comment poser des questions, mais surtout comment remonter correctement des informations.
Les effets d’une mauvaise compréhension des mots ont plusieurs effets :
- L’accumulation de retard, dû aux allers-retours générés par les incompréhensions ;
- Le désengagement des équipes, par fatigue des mots complexes ;
- Le mauvais ciblage des recrutements, par incompréhension des fiches de poste, qui peut se répercuter sur l’intégration ;
- Le développement de travail invisible, à savoir passer plus de temps à comprendre ce qu’on nous dit, plutôt qu’à réaliser ses tâches ;
- La perte de cohésion, entre les initiés et les apprenants…
Il s’agit alors d’aller au plus simple pour que tout le monde puisse se comprendre. La solution : la vulgarisation systématique des termes techniques, ou la co-création d’un jargon commun. Deux solutions sont possibles : désigner des référent•es pour traduire les termes ou mettre en place une démarche collective de vulgarisation.
#2 – Faciliter les questions
- En réunions
Pour éviter les hors sujets, les réunions peuvent être un moment propice pour valider une compréhension commune des enjeux techniques. Pour cela, le plus simple est d’accorder un temps de questions-réponses et de permettre d’échanger avec un•e référent•e, lorsqu’interviennent des termes inconnus. Cela permet d’appréhender sereinement le reste des échanges, et de ne pas prendre le risque de clôturer la réunion sur une incompréhension.
- Dans les échanges quotidiens
Lors d’une prise de poste notamment, il vaut mieux vérifier régulièrement qu’un terme technique signifie la même chose pour tout le monde.
En effet, Erwan Moyon, ingénieur informatique témoigne : « Il y a une réelle nécessité de reformuler régulièrement ce que je dis, avec du vocabulaire basique, pour que le métier puisse bien comprendre la situation et les enjeux des équipes IT. Même pour les équipes IT entre elles, on n’utilise pas forcément les mêmes mots pour les mêmes outils : la marque du logiciel, le fonctionnement, etc. Au fil des expériences, je me rends compte qu’un quiproquo sur deux, vient d’un décalage de définition. Depuis plusieurs années, j’appréhende mes missions en prenant le temps de formaliser le jargon de chacun, pour savoir quel vocabulaire utilisé avec qui. Cela favorise une compréhension plus rapide des besoins, des incidents, etc. ».
- Dans l’élaboration des consignes de travail
Lors d’une prise de poste :
Pour la recrue, il est essentiel qu’elle prenne le temps de consulter la documentation des processus, lorsqu’elle est documentée. Si ce n’est pas le cas, cela devrait être remonté aux managers, et enclencher des échanges pour bien les comprendre.
Pour l’employeur, il est important de vérifier que les consignes données ont été bien comprise : soit en pointant la documentation, soit en prenant le temps de reformuler son propre vocabulaire. Prendre ce temps à cette étape évitera d’en perdre plus tard.
Lors de la répartition des tâches :
Pour le donneur d’ordre, vulgariser les tâches restent un travail constant, pour éviter d’avoir à reprendre le travail des équipes et limiter les conflits. Pour Fen Rakotomalala, consultante informatique, il faut « systématiquement demander si les tâches sont comprises […] Dans mon cas, c’est au moment des Sprint Meeting et Sprint Review. Je crée les tâches de mon côté, puis je bloque toujours un temps pour demander à mes équipes si mes tickets sont clairs. Si oui, je garde la structure et les termes utilisés, si non je les reformule, d’après ce qu’iels comprennent.».
Lors de la définition des process :
La définition de process commun peut contribuer à la formalisation d'un jargon commun. Pour ce faire, on peut procéder de manière collaborative. Plusieurs questions se posent alors pour co-construire ces process : Qu’est-ce qui est documenté ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Quelles tâches sont systématiquement incomprises ? Quel est le meilleur support de mutualisation à utiliser, en fonction de la maturité digitale de chacun ?
#3 – Créer et alimenter un glossaire commun
« Le devoir d'un développeur est de vulgariser son travail de manière à le rendre compréhensible pour tous, mais ce n'est pas toujours chose aisée. » témoigne Nicolas BRONDIN-BERNARD, ingénieur indépendant. Pour cela, quoi de plus simple et d’universel, qu’un glossaire commun ! Il s’agit de répertorier et de noter tous les mots incompris, ou considérés comme complexes, puis de les classer idéalement par thématique et ordre alphabétique.
On peut agrémenter le glossaire d’un canal de communication commun, pour remonter de nouveaux mots à définir, et pour le maintenir à jour si certains mots viennent à évoluer.
Ces définitions peuvent ensuite faire l’objet d’une communication interne régulière. Ainsi, chaque personne peut s’y tourner dès qu’un mot lui paraît obscure. Chaque personne peut aussi s’y référer, avant de remonter une information, pour valider qu’elle l'a formulé correctement. Dans le cadre d’une prise de poste, le glossaire peut également être intégré au Kit de bienvenue.
Le glossaire peut être rédigé de différentes manières :
- De manière collaborative :
- Vous pouvez organiser un atelier avec les équipes informatiques et leurs interlocuteurs, afin que chacun formalise les mots incompris, leurs définitions, leur classification et le format de diffusion du glossaire ;
- Vous pouvez mettre en place un espace d’échange permanent où les moins initiés peuvent librement demander une définition, puis les experts répondent ;
- En amont de chaque projet informatique, vous pouvez aussi rassembler les parties prenantes, pour qu’elles définissent ensemble le jargon qui sera employé au cours du projet.
- De manière unique :
Une personne peut être nommée responsable de ce glossaire. Les équipes lui remontent alors les mots à définir. Ensuite, soit elle les connait et les définie, soit elle demande au service concerné de les traduire. Ce sera à elle de les rentrer dans le document prévu comme glossaire.
En fonction de la demande, cette mise à jour peut être mensuelle ou trimestrielle. C’est à votre entreprise de définir la récurrence de cette tâche.
- Sur quelle plateforme ?
Afin que le glossaire soit utilisé, il est essentiel de le diffuser via un format qui puisse être facilement mis à jour et diffusé à l’ensemble de l’entreprise :
- Un intranet via des solutions type Sharepoint ou Notion : dans un onglet accessible à tous, prévoir une page partagée, où les mots incompris sont définis et classés par section
- Un drive commun : possibilité de créer un dossier où chaque fichier est géré par un pôle métier différent. De cette façon, chaque pôle est responsable de la vulgarisation des termes, qui posent des incompréhensions aux équipes avec lesquelles ils interagissent
- Une newsletter ponctuelle : avec un format ludique, une newsletter peut permettre d’informer sur un rythme régulier les définitions du moment, leur évolution, leur champ d’exploitation…
- Des vidéos : si vous en avez les moyens techniques et financiers, animer les définitions en vidéos, en les classant par thème, par métier, peuvent permettre de mieux schématiser un processus, une technologie, une méthode…
#4 – Pour aller plus loin.
Vous pouvez consulter notre manière de décrypter et de rendre plus accessible des mots purement techniques au grand public.
#CoolLeMot : C'est quoi un Algorithme ? Cliquer ici
#CoolLeMot : C'est quoi la Blockchain ? Cliquer ici
#CoolLeMot : C’est quoi un Malware ? Cliquer ici
Chaque secteur a un jargon qui lui est propre. Pour pouvoir travailler simplement, sans quiproquo, le mieux est d’utiliser les mêmes termes, pour les mêmes usages. Lorsque la communication est difficile, cela peut avoir plus effets sur les équipes :
- Des conflits à la suite d’une frustration liée à l’incompréhension
- La rétention d’informations ou un mauvais timing de remontée d’informations ;
- Des retards dans le déroulement d’un projet.
Pour impliquer toutes les équipes dans la vulgarisation du jargon informatique, un glossaire des termes purement techniques, régulièrement mis à jour, peut contribuer à limiter les quiproquos.
Pour cela, plusieurs solutions possibles :
- Faciliter les échanges autour des jargons informatiques ;
- Privilégier des démarches collaboratives dans la définition de process, répartition des tâches…
- Définir un glossaire commun et le diffuser sur des supports ciblés en fonction des activités qui gravitent autour des projets informatiques.
Même avec un glossaire, il est important de veiller régulièrement à ce que toutes les informations partagées, au cours d’un projet informatiques, soient comprises par tous : les équipes IT entre elles, de l’IT au Métier mais aussi du Métier à la direction.
Si elle n'a pas de bagage informatique, ce n’est pas forcément à l’équipe de communication de se charger de reformuler les termes techniques. L’équipe de communication a un rôle de centralisation, mais aura toujours besoin des équipes IT pour le contenu, des équipes métier pour évaluer leur pertinence. D’où l’importance que tout le monde soit bien formé et sensibilisé aux jargons informatiques.









