Logiciels obsolètes : Comment migrer SANS perdre votre historique ? (Solution clé en main)
L’obsolescence logicielle, un risque sous-estimé
Scénarios réels qui font froid dans le dos :
- Une grande PME locale, souvent citée en exemple, découvre que son éditeur d’ERP a fermé ses portes… sans plan B.
- Gifi, géant de la distribution, a subi des dysfonctionnements majeurs (stocks, livraisons, ralentissements) lors de sa migration vers un nouvel ERP.
- Sage, Cegid, Microsoft… Même les leaders du marché arrêtent des versions (Sage 100, Quadra Compta, Dynamics GP, Skype…).
Pourquoi ça vous concerne ?
Parce que 50% des accompagnements de Cool IT depuis 2020 concernent des entreprises confrontées à l’obsolescence de leurs logiciels.
Et si votre entreprise était la prochaine ?
La bonne nouvelle :
Vous pouvez anticiper et migrer sans tout casser et sans chambouler votre organisation. On vous explique comment.
Ce que vous allez découvrir dans cet article
#1 – Pourquoi les éditeurs abandonnent vos logiciels (et comment l’anticiper)
#2 –Les 5 risques majeurs de garder un logiciel obsolète (productivité, sécurité, juridique…).
#3 – Comment anticiper ?
#4 – La solution Cool IT
#5 – Le plan d’action gratuit à télécharger
Pourquoi un éditeur arrête-t-il de maintenir un logiciel ?
L’arrêt des mises à jour d’un logiciel est une situation courante. Dans l’édition de logiciel, il y a plusieurs facteurs qui poussent à arrêter de maintenir un logiciel :
- Les technologies sont devenues obsolètes et ne bénéficient plus de mises à jour officielles
- L'éditeur développe une nouvelle version du logiciel et abandonne progressivement l'ancienne
- Il devient difficile de trouver des développeur·euses maîtrisant la technologie utilisée
- Les coûts de maintenance (serveurs, développement…) deviennent trop élevés
- Le logiciel n’est plus rentable
Un logiciel, même largement adopté et pleinement fonctionnel, n’est jamais garanti de durer. La confiance accordée aux outils informatiques doit rester mesurée, que ce soit vis-à-vis de l’éditeur (sa présence sur le marché, sa santé financière, les technologies employées…) ou des évolutions constantes du secteur de la tech.
Concrètement, quels sont les risques à maintenir un logiciel obsolète ?
- Un historique de données de plusieurs années qu’on ne souhaite pas perdre
- Un manque de temps pour former les utilisateurs sur un nouveau logiciel
- Des habitudes bien ancrées, avec un rapport difficile au changement
- Des liaisons bidouillées et multiples avec ce logiciel, et on ne sait pas ce qu’il va en advenir si on change
- Un manque de compétences numériques à jour
- Un manque de disponibilité pour piloter les évolutions...
- Tâches chronophages (corrections manuelles, contournements).
- Écarts d’information entre les services.
- Retards opérationnels (livraisons, facturation, stocks).
Impacts sur la relation client :
- Retards de livraison (ex : Gifi).
- Erreurs de prix ou de stocks.
- Image dégradée (clients et partenaires mécontents).
Impacts financiers :
- Coûts de support explosifs (maintenance, personnel qualifié rare).
- Amendes en cas de non-conformité RGPD ou autre réglementation.
Risques cyber :
- Failles non corrigées = porte ouverte aux hackers.
- Exemple : Un logiciel non mis à jour peut être exploité pour des attaques par ransomware.
Risques juridiques :
- Responsabilité engagée en cas de fuite de données (RGPD).
- Sanctions pour non-conformité aux normes sectorielles.
Comment anticiper le vieillissement de vos logiciels professionnels ?
La responsabilité est partagée entre l’éditeur et votre entreprise.
- Communiquer les évolutions (mises à jour, arrêts de support)
- Proposer un accompagnement pour la migration
A vous de :
- Lire les emails de votre éditeur (ne les ignorez pas !)
- Vérifier régulièrement leur site ou votre espace client
Rester informé :
- Suivre les actualités des éditeurs (newsletters, alertes)
- Désigner un référent logiciel en interne
Prévoir des audits réguliers :
- Tous les 6 mois, évaluer l’état de vos logiciels.
- Utiliser notre diagnostic gratuit pour identifier les obsolescences
Former vos équipes :
- Sensibiliser aux enjeux de l’obsolescence.
- Former aux nouvelles technologies.
Sonder vos collaborateurs :
- Enquêtes de satisfaction sur les outils utilisés.
- Remonter les problèmes (lenteurs, bugs, incompatibilités).
La solution Cool IT : Reprendre votre logiciel existant (même avec un gros historique !)
Notre philosophie :
« On ne vous fait pas tout changer. On adapte l’existant. »
Pourquoi choisir Cool IT ?
✅ Expertise reconnue : 50% de nos missions concernent la migration de logiciels obsolètes
✅ Méthode éprouvée : zéro perte de données
✅ Accompagnement sur mesure : on s’adapte à votre secteur, votre taille, vos contraintes
Plan d’action : Comment migrer SANS stress ?
Agissez avant qu'il ne soit trop tard !
L’obsolescence logicielle n’est pas une fatalité. Avec Cool IT, vous pouvez :
-> Migrer sans perdre votre historique et sans stress
-> Éviter les risques (sécurité, productivité, juridique).
-> Gagner en compétitivité avec des outils modernes et performants.
Dépassé par l'obsolescence informatique ?
On vous offre un audit gratuit de 30 min !
Profitez-en !
Pourquoi l’informatique c’est si compliqué ?
Que ce soit à cause des bugs mystérieux, des temps d’attente interminables, ou des termes incompréhensibles, beaucoup se demandent pourquoi l’informatique est aussi compliqué. Entre le jargon technique, les coûts élevés, et l’impression qu’on n’en finit jamais, il y a de quoi s’interroger. Dans cet article, on va vous montrer qu’en fait, avec la bonne approche, l’informatique peut être compris par tous. Prêts pour quelques astuces pour ne plus redouter le service informatique et comprendre pourquoi tout cela est indispensable ?
C’est parti !
Que cache vraiment un devis d’agence informatique ? aka « L’informatique, c’est trop cher ! »
Faire appel à un prestataire extérieur, comme Cool IT, c’est faire un choix stratégique qui permet aux entreprises d’accélérer un projet important, combler un manque de compétences, ou assurer un projet qui ne justifie pas une création de poste. En gros, soit vous avez suffisamment de budget et de projets pour embaucher des talents en interne, soit vous faites appel à des experts comme nous pour des projets spécifiques, avec un périmètre et un budget délimités.

L’informatique : une activité à risques (mais pas sans solution)
Quand on parle d’informatique, on pense souvent à l’équipement visible : l’écran, le clavier, et quelques logiciels sympas. Mais l’informatique en entreprise, c’est bien plus que ça ! C’est le système nerveux de l’organisation, celui qui fait tourner les processus, gère les données et synchronise les flux de travail.
En gros, c’est ce qui permet au gestionnaire de paie de récupérer les heures pointées, à la machine de découpe de l’atelier de tourner rond, à chaque collaborateur de se connecter où qu’il soit. Ce cerveau numérique, on l’appelle le Système d’Information, on vous en avait parlé dans cette vidéo (on vous la recommande).
Lancer un projet informatique, c’est donc mettre les mains dans le moteur de toute l’organisation. Ça veut dire évaluer et anticiper les risques. Chaque intervention implique de la réflexion, des scénarios d’urgence et des stratégies pour éviter tout pépin. Parce qu’un bug ou un mauvais réglage, ça peut vite faire plus de mal que prévu !
Les dessous du TJM (Tarif Journalier Moyen)
- Le niveau de complexité de la mission
- Le niveau d’expérience des experts demandé
- Les responsabilités engagées par le prestataire
- Le territoire d’action
- Les coûts de fonctionnement
Le TJM couvre donc bien plus que la mission en elle-même : ce n’est pas “le prix d’une journée” mais l’assurance d’un service complet et qualifié.
L’informatique, c’est un peu comme une course de fond, pas un sprint Aka « Pourquoi ça prend toujours si longtemps ?! »
L’informatique, c’est un domaine qui évolue à la vitesse de la lumière. Entre les nouvelles technologies, les approches qui changent, et la sécurité à bétonner, il y a toujours de la recherche (R&D) à effectuer avant de lancer tout projet.

De l’importance de la réflexion…
Penser un projet informatique, c’est un peu comme visualiser un iceberg. Dans le développement d’un outil, il y a la face visible que l’utilisateur voit et la face immergée. Ce que l’utilisateur aperçoit, c’est l’outil qui roule bien, pratique, et qui simplifie tout. Mais ce qui prend vraiment du temps, c’est la phase de conception, les méthodologies, les flux de données, bref, tout ce qui fait tenir l’outil et qui est invisible.
Prendre le temps de réfléchir en amont d’un projet, c’est gagner du temps et éviter les aller-retours d’ajustement. Car plus le projet est réfléchi dès le départ, moins il y aura de modifications en cours de route.
... à la réalité du terrain
Un projet informatique, ce n’est pas une page blanche. Si le système informatique est vieux, ou mal adapté, il va falloir faire quelques révisions avant de s’attaquer au projet. Par exemple, pas de logiciel de compta automatisée si votre facturation n’est pas encore digitalisée. Cette réalité du terrain peut allonger les délais, ajouter des risques, et parfois même amener à redéfinir les besoins initiaux.
Enfin, comme dans tout projet, le succès dépend de la collaboration. Plus les échanges sont fluides entre tous les acteurs (agence, client, partenaires), plus le projet a des chances d’aboutir rapidement, et dans de bonnes conditions.
La communication dans l’informatique, un art qui mérite d’être affiné ! aka « Avec vous, c’est jamais clair ! »
On le sait, l’informatique a son propre langage. Chez Cool IT, on préfère une approche simple, sans jargon technique, parce qu’on croit à la transparence. Malheureusement, cette approche de l’accompagnement n’est pas apprise dans tous les formations informatiques, ni généralisée dans toutes les entreprises numériques.

La communication, un art à maîtriser
Quand on assiste à une réunion avec des prestataires informatiques, on a parfois l’impression de plonger dans un brouillard de jargon incompréhensible. Oui, certains prestataires aiment jouer avec cette complexité pour garder le client dans l’ombre, le rendant dépendant et incapable de prendre des décisions sans leur aide. Mais, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi des informaticiens qui ne sont pas formés à rendre les choses claires. La communication, ce n’est pas un cours au programme des écoles d’informatique, et parfois, les techniciens oublient que le client ne parle pas le même langage.
Un manque de formation côté client
Du côté des clients, on observe souvent un certain mépris envers l’informatique, considérée comme une contrainte par manque d’attractivité, parce que l’informaticien subit des préjugés sociétaux, et parce qu’il y a des résistances face aux changements technologiques. Pourtant, l’informatique est un pilier essentiel de l’entreprise. Chaque collaborateur a la responsabilité de se former, pour être en mesure d’exprimer correctement un besoin, déceler les prestataires peu fiables, et comprendre son rôle dans le succès des projets.
Ne vous laissez pas embarquer par la magie de l’informatique : faites vos recherches, essayez de comprendre par vous-même, et gardez à l’esprit que l’informatique offre des outils, pas des solutions miracles. Pour éviter les pièges :
- Demandez des explications claires : tout le monde a le droit de comprendre.
- Posez des questions précises et n’hésitez pas à demander des exemples concrets.
- Cherchez à identifier les red flags : si on vous répond toujours de manière vague, c’est le signe d’un manque de transparence.
- Structurer vos besoins en amont : formaliser vos besoins par écrit, sous forme d’expression de besoin, de cahier des charges…Plus vous êtes précis, plus nous sommes en mesure de dimensionner correctement nos offres
L’informatique, c’est comme un coffre-fort : il faut des garanties de sécurité aka « Comment je peux être sûr que c’est safe d’externaliser ? »
On va se le dire tout de suite : en informatique, que ce soit en interne ou en externe, le risque zéro n’existe pas. Si les technologies avancent et se renouvellent vite, les cyber risques aussi.
Les sujets de sécurité peuvent paraître lourd et coûteux, mais en prenant le réflexe de questionner vos prestataires et vos équipes, vous pouvez transformer cette expérience en un véritable atout pour votre entreprise, et ce, par des habitudes simples :

- Poser des questions : Si quelque chose n’est pas clair, demandez des explications. C’est votre droit, vous payez pour ça !
- Tester la sécurité : Vous pouvez tout à fait faire auditer vos prestataires, ou leur demander des rapports d’audit sur leur niveau de sécurité
- Protéger vos données : Vous n’êtes pas sûr d’être dans les clous ? Sécuriser vos données en interne, avant de les ouvrir à des prestataires externes
- Poser vos conditions : Soyez clair sur les droits d’accès à vos données. VPN, prêt de matériel, verrouillage d’accès, profil d’habilitation...
- Choisir un prestataire qui travaille avec des partenaires européens : Plus c’est local, plus c’est transparent !
Vous hésitez à externaliser ? Notre outil vous guide !
Vous avez un projet web en cours, mais vous hésitez sur la meilleure approche ? Faut-il externaliser ? Totalement ou en partie ?
Gagnez du temps et prenez les bonnes décisions avec notre outil sur-mesure ! Ce cahier des charges vous aide à structurer votre projet, à lancer les développements et à trouver les meilleurs prestataires. Un outil clé en main pour passer à l’action et garantir la réussite de votre projet.
Cool Kit, c'est notre bibliothèque d'outils gratuits !
Cool Kit a été créée pour aider les professionnels à pré-digitaliser leur activité et cadrer leur besoin. Un blocage ? Une question ? La Cool Team est là pour vous aider, à chaque étape de votre projet !
Transformez l’externalisation en levier de croissance pour votre entreprise, contactez-nous !
Who Run the Tech ? Elles ! Et on est allé leur parler
IA explicable et sororité
Cécile Hannotte, Data Scientist chez OnePoint, nous a parlé des enjeux de la transparence des IA. Le sujet de sa conférence « IA-404 : Explication not found« nous éclaire sur la démarche d’une IA qu’on entraîne à se justifier. Elle aborde aussi avec nous l’importance de la sororité dans le monde de la tech
Utiliser TestContainers
Adriana Nava Aguilar, développeuse et consultante chez Néosoft, aborde à notre micro son rôle en tant qu’ambassadrice du réseau Women TechMakers avant de répondre à notre problématique d’uniformisation des tests. Sa conférence, « TestContainers : un allié pour faire des tests d’intégration sans douleur », propose de revoir les fondamentaux de cet outil.
La Jamstack, c'est obsolète ?
Alex Palma, développeuse front-end et consultante chez Zenika, nous parle du challenge qu’a représenté la création de sa conférence « JAMing with Performance ».
Ces astuces de dev' qui n'en sont pas
Amy Ndiaye est développeuse web chez Younup. Elle a créé la conférence « FBI (Fausse Bonne Intégration) : ces astuces et bonnes pratiques qui sabotent vos sites et applications web » dans le but de réduire le nombre de tickets récurrents, notamment lorsqu’on touche à l’accessibilité d’un site web
N'utilisez pas le feature flipping
Dorra Bartaguiz, CTO chez Arolla, a développé sa conférence « Améliorer l’implémentation du feature flip pour réussir à avoir du flow » à la suite d’échanges à propos du feature flip sur les réseaux. Elle en tire une présentation proposant une alternative saine à cette pratique
Les jeux vidéos inclusifs
Noélie Roux est Engineering Manager, et aussi membre de l’association Game’Her qui promeut l’inclusivité dans les secteurs du jeux vidéo et du streaming. Cette seconde activité l’a amené à créer sa conférence « Succès débloqué : rendre son jeu vidéo accessible ».
In Mob we trust
Marjorie Aubert et Manon Carbonne, toutes deux développeuses web chez Comet et Shodo, font également parti du meetup Mob Programming France. Elles partagent avec nous leur passion pour le mob programming, ses avantages, ses bénéfices et ses possibles
La cyber pour tous
Valérie Viet Triem Tong est Professeur en Cybersécurité à CentraleSupelec, elle est aussi responsable d’une équipe de recherche appelée PIRAT\’);. On lui a demandé de nous donner, selon elle, les réflexes à avoir en termes de cybersécurité pour bien protéger son smartphone, son ordi, mais aussi, les autres utilisateurs.
L\'intelligence artificielle : Histoire, Réalités et Fantasmes
L’intelligence artificielle est sur toutes les lèvres. Qu’il s’agisse de prédictions apocalyptiques ou de promesses de révolutions technologiques : l’IA fascine autant qu’elle inquiète. Les spéculations sur ces IA super-intelligentes, autonomes et capables de remplacer l’Humain sont au cœur de tous les talk-show, de tous les argumentaires journalistiques, de tous les débats en repas de famille.
On nous demande souvent de prendre position sur le sujet d’ailleurs, et on admet que l’exercice n’est pas facile pour nous. Vous commencez à nous connaître, chez Cool IT, c’est toujours « ni oui ni non ». On en a déjà parlé sous le prisme de la cybersécurité et de la vulgarisation de jargon.
Cependant, il semblerait que vous attendiez plus de ressources de notre part pour rassurer tonton José persuadé que « L’IA va nous détruire », ou contenir Sadia du marketing convaincu que « Si on s’y met pas, on est mort ! », sans trop savoir ce que votre entreprise pourrait faire avec.
Pour répondre à José comme à Sadia, nous souhaitons vous apporter un éclairage factuel au cours d’un voyage à travers l’histoire de l’IA, depuis ses origines mythologiques jusqu’à ses développements contemporains. Nous allons vous donner des bases de réflexion pour vous aider à comprendre ce qu’est l’IA, ce que vous pouvez en faire, ce que vous faites déjà !
Sommaire
#1 – Une histoire millénaire : l’IA avant l’IA
#2 – La naissance de l’IA moderne : un croisement inattendu
#3 – L’IA, carrefour de disciplines
#4 – L’IA au quotidien depuis le Web 2.0
#1 - Une histoire millénaire : l'IA avant l'IA
Bien que le terme « Intelligence Artificielle » n’ait fait son apparition qu’en 1950, son concept existait déjà dans l’inconscient humain depuis des décennies. Légendes des hommes mécaniques d’Héron d’Alexandrie, ou les récits mythologiques comme Talos, automate de bronze construit par Héphaïstos, témoignent déjà de la fascination humaine pour la création d’entités autonomes.
Adrienne Mayor, chercheuse à l’université Stanford, explique dans son ouvrage Gods and Robots que des automates apparaissent même dans des textes classiques tels que l’Iliade. Depuis la nuit des temps, l’Humain n’a eu de cesse de poursuivre cette chimère qu’est la création d’une entité intelligente, qui serait son égale. Jusqu’au jour où, par accident, cette entité s’est révélée possible.
« Au fil de l’Iliade, on rencontre de nombreux automates, des objets qui agissent d’eux-mêmes. Par exemple, les navires des Phéaciens se pilotent de manière autonome, des trépieds se meuvent pour servir le vin aux dieux de l’Olympe, des soufflets automatiques aident Héphaïstos dans son travail métallurgique. Ce dieu s’est même fabriqué un groupe de robots-servantes taillés dans de l’or »
Adrienne Mayorn, « Gods and Robots : Myths, Machines, and Ancient Dreams of Technology » (2028), Princeton University Press

#2- La naissance de l'IA moderne : un croisement inattendu, de la simulation à l'apprentissage
L’émergence de l’IA telle que nous la connaissons aujourd’hui n’était pas prédestinée, mais résulte d’une série de découvertes fortuites.
On remonte le temps ! Nous voilà en 1940. Norbert Wiener, chercheur en mathématiques appliquées, travaille sur divers projets militaires en plein cœur de la Seconde Guerre mondiale. L’un de ses travaux porte sur la création d’un nouveau système de défense contre les aéronefs, système pouvant prévoir la trajectoire d’un avion pris pour cible, en modélisant le comportement du pilote. Ce travail révéla l’ignorance de l’époque sur le fonctionnement du cerveau humain et aboutit à la découverte révolutionnaire du neurone.
Simultanément, le mathématicien et cryptologue Alan Turing travaille secrètement avec son équipe sur l’opération Ultra. Projet qui visait à créer une machine permettant de décrypter les communications allemandes émises par les machines Enigma (d’ailleurs, on vous conseille fortement le film « The Imitation Game » qui retrace à merveille cette histoire incroyable). Cette machine appelée « Bombe » n’est rien d’autre que l’ancêtre de l’ordinateur.
Sans lien apparent, ces deux découvertes vont fusionner sous la houlette des neurologues Warren McCulloch et Walter Pitts. Ces derniers se lancent dans un projet de modélisation du neurone humain via des systèmes mathématiques. C’est la naissance du « neurone formel », embryon de l’IA.

Structure d’un neurone biologique vs artificiel
En 1951, Marvin Minsky créa le SNARC, un simulateur de réseau neuronal capable de reproduire le comportement d’un rat apprenant à se déplacer dans un labyrinthe. Cinq ans plus tard, le programme Perceptron fut mis au point, permettant à une machine d’apprendre à distinguer des éléments visuels. Il semble désormais possible d’éduquer la machine grâce à la programmation informatique.
Avancées technologiques de guerre, neuroscience et informatique nourrissent au fur et à mesure ce qui deviendra l’IA en tant que domaine scientifique à part entière. Ses fondements s’officialisent à Dartmouth en 1956, pas en tant qu’outil technologique, mais en tant que discipline scientifique.

Photo des pères fondateurs de l’IA, prise lors de la conférence de Dartmouth
L’IA devient alors une opportunité de rassembler chercheurs et chercheuses autour de la volonté de comprendre le fonctionnement de l’humain, par la copie de ses mécanismes, mais pas que, la discipline devient également une opportunité de faire accélérer la recherche de manière plus globale, en diversifiant ses sources de financement.
#3 - L'IA, carrefour de disciplines et opportunités d'accélération de la Recherche
Les avancées scientifiques grâce à l’intelligence artificielle (IA) au cours des 50 dernières années sont vastes et couvrent de nombreux domaines qui vont plus loin que la simple génération d’images et de textes.
Biologie, astronomie, sociologie, linguistique, mathématique… Chacune de ces disciplines a contribué à développer la recherche autour de l’IA, et l’IA, en retour, a également permis des progrès dans ces mêmes domaines, sans pour autant remplacer ses expert•e•s.
Voici quelques exemples de ces progrès, qui ont probablement eu des impacts sur nos vies, bien avant ChatGPT :
- Biologie : accélération de la découverte de médicaments notamment grâce aux algorithmes d'apprentissage
- Physique et astronomie : les algorithmes d'IA sont une aide précieuse au traitement de quantité de données réceptionnées par les télescopes
- Chimie et matériaux : les simulations et la génération par IA peut aider à peuvent prédire des interactions d'atomes
- Écologie et climat : les algorithmes d'apprentissages couplés à l'analyse d'image facilitent la surveillance des écosystèmes et l'analyse de données capturées par des drones, capteurs ou satellites
- Mathématiques et informatique : les algorithmes permettent d'aider à résoudre des calculs complexes, notamment pour de l'optimisation de flux logistiques
- Neurosciences : les recherches autours des systèmes de neurones contribuent à mieux comprendre les mécanismes des maladies neurologiques, comme Alzheimer ou Parkinson
- Économie et sciences sociales : les différents modèles d'apprentissage aide à analyser de grandes quantités de données sur les comportements humains, à des fins d'étude
- Robotique : les différents concepts d'apprentissage permettent d'augmenter les capacités des robots pour explorer des environnements difficiles, comme l'espace, les océans profonds ou les zones de catastrophes naturelles
- Médecine : en chirurgie, les robots assistés par IA permettent de plus en plus d'interventions plus précises, et optimisent les temps d'opération, assurant de meilleures conditions de récupération pour le patient
En somme, l’IA a servi de catalyseur dans pratiquement tous les domaines scientifiques. En permettant des analyses plus rapides, des prédictions plus précises et des modèles plus sophistiqués, pour soulager l’humain des tâches ingrates, au profit de l’analyse et de la prise de décision.
L’aspect inédit de la bulle IA, dans laquelle nous sommes, c’est la mise en application publique d’IA génératives qui sont loin d’être fiables et éthiques. Mais surtout, qui se nourrissent du Web et de sa multitude d’informations pas toujours véridiques, pas toujours neutres.
En exploitant le Web comme base d’informations, nous transmettons à ces modèles d’IA nos préjugés structurels, notre héritage historique et culturel, ainsi que les biais profonds de l’humanité.
Mais pas de panique ! Nous sommes déjà passés par là, et comme d’autres modèles d’IA avant Dall-E et Claude, il a fallu passer par cette période de doute et d’hystérie avant de les cadrer correctement.
#4 - L'IA au quotidien depuis le Web 2.0
| Quelques branches de l’IA | Description |
| 🧠 Apprentissage automatique | Apprendre à partir de base de données, de manière plus ou moins encadrée : suggestion de publicité, de musique, de trajet en voiture |
| 🗣️ Traitement du langage naturel | Permettre aux ordinateurs de comprendre et générer le langage humain. Pas exemple, quand vous demandez à Chat GPT de résumer cet article de presse pour vous |
| 👁️ Vision par odinateur | Donner aux machines la capacité de « voir » et de comprendre le contenu visuel, pour piloter un véhicule ou analyser une image médicale |
| 🤖 Robotique | Créer des machines physiques autonomes, pour des tâches précises. Ce robot qui tond la pélouse, pour que vous puissiez faire vos mots croisés tranquilou sur le canapé |
| 🎨 IA créative | Doter les machines de capacité de création, à partir d’une base d’images ou de vidéos : Dall-E, Midjourney, … |
| 😊 IA émotionnelle | Comprendre et simuler les émotions humaines. On les retrouve notamment intégrées aux robots qui nous servent des boissons au restaurant, dans certains jeux vidéos, ou appli de simulation de relation. |

Chaque version de ces outils se heurte à de nombreux défis, à chaque lancement : les régulations étatiques, les cadres légaux, les attentes des utilisateurs, les impératifs des entreprises, les contraintes technologiques et les ressources disponibles.
De nombreux projets ont émergé, pour ensuite être abandonnés, comme l’IA de recrutement d’Amazon, l’IA Tay de Microsoft, ou encore Watson, l’IA d’IBM dédiée au traitement des cancers. Même des assistants virtuels populaires comme Siri et Alexa ont traversé des phases de « bad buzz » avant d’être optimisés. Cela montre que l’IA, bien qu’elle progresse rapidement, est encore dans une phase d’évolution où les itérations successives permettent d’affiner ces technologies pour répondre aux exigences complexes du monde réel.
Les MidJourney, Dall-E, Claude et ChatGPT d’aujourd’hui ne sont pas des versions définitives. Les problématiques techniques, sociales et sociétales, que ces outils abordent, feront l’objet de régulations progressives. Elles nous donneront un cadre d’usage de plus en plus sécurisant et adapté aux mondes d’aujourd’hui.
EN RÉSUMÉ
Il serait réducteur de penser l’intelligence artificielle avec dualité. Elle n’est ni bonne ni mauvaise en soi. Elle est un miroir de nos propres comportements, valeurs, et préjugés. Elle reflète les complexités et les travers de notre propre nature.
Au-delà de tous les espoirs et inquiétude qu’on peut lui attribuer, l’IA n’est pas une révolution ni une menace, c’est surtout un super moyen de comprendre le fonctionnement humain, tout en faisant avancer d’autres disciplines de la Recherche.
Son impact dépendra de l’usage que nous en ferons : pour améliorer nos vies, ou pour créer de nouveaux dangers. Nous avons tous une certaine responsabilité en tant qu’utilisateur, de nous questionner et de nous informer sur les outils utilisant l’IA. Comment pouvons-nous, à notre échelle, améliorer l’entraînement des IA pour les rendre plus éthiques ? Quel comportement devons-nous adopter lors de l’utilisation de ces outils ? Comment pouvons-nous garantir les règles d’éthiques, tant dans notre consommation de la data que dans sa création, tout en sachant qu’elle finira par être ingérée par les IA ?
POUR ALLER PLUS LOIN
Vous vous posez des questions sur l’usage de l’IA en entreprise ? Vous avez des questions en matière de d’IA et de sécurité au sein de votre organisation ? Contactez-nous ! Nous nous ferons un plaisir de répondre à vos questions
Pour aller plus loin
- Recherches du professeur Frédéric Fürst, Université d’Amiens : https://home.mis.u-picardie.fr/~furst/docs/3-Naissance_IA.pdf
- That’s IA.com : https://www.thats-ai.org/fr-CH
- Data Science Institute : https://datascience.uchicago.edu/news/nsf-awards-20-million-to-build-ai-models-that-predict-scientific-discoveries-and-technological-advancements/
- Science Exchange : https://scienceexchange.caltech.edu/topics/artificial-intelligence-research?utm_term%C2%A0
- France Culture : https://www.radiofrance.fr/franceculture/aux-origines-de-l-intelligence-artificielle-1738879
- « Gods and Robots », Adrienne Mayor, (2018)
- « Préjugés contre les femmes et les filles dans les grands modèles de langage », étude de l’UNESCO
- « Artificial Intelligence – The Revolution Hasn’t Happened Yet » par Michael Jordan (2018)
- « Algorithmic Bias Detection and Mitigation: Best Practices and Policies to Reduce Consumer Harms » par Ben Green et Lily Hu (2018)
- « Artificial Intelligence: A Guide for Thinking Humans » par Melanie Mitchell (2019)





